Un événement particulièrement troublant s’est produit à l’hôpital de Pikine, mettant en lumière la problématique des grossesses non déclarées et la vulnérabilité psychologique de certaines jeunes femmes. Selon le journal Libération, une patiente venue consulter pour des douleurs abdominales a discrètement donné naissance avant de cacher le corps de son bébé sans vie dans les toilettes de l’établissement.
Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 12 janvier 2026. Aux alentours de 3h30, la direction de l’hôpital a contacté le commissariat de Diamaguène Sicap Mbao après la découverte d’un nouveau-né décédé à l’intérieur de la structure sanitaire. Les forces de l’ordre se sont immédiatement déplacées et ont procédé à l’évacuation du corps vers la morgue de l’hôpital.
Sur place, les constatations ont permis d’établir qu’il s’agissait d’un bébé de sexe féminin. Le corps ne présentait, selon les premiers éléments, aucune trace visible de blessure, une situation qui a provoqué une vive émotion parmi le personnel soignant et les usagers présents.
Toujours d’après Libération, le médecin de garde avait reçu un peu plus tôt une jeune femme de 20 ans, identifiée comme Yandé Ndiaye, résidant à Hamdallaye 04. Elle s’était présentée aux urgences en se plaignant de fortes douleurs au ventre. Après examen, un laxatif lui aurait été administré afin d’atténuer ses souffrances.
Peu après la consultation, la patiente s’est rendue seule aux toilettes. À son retour, elle a tenté de quitter rapidement l’hôpital, affirmant aller mieux. Toutefois, la présence de traces de sang sur ses vêtements a éveillé les soupçons du médecin, qui a décidé de vérifier les sanitaires.
C’est alors que le corps du nouveau-né a été découvert, dissimulé dans une chaise anglaise. Les services de police, saisis sans délai, ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du drame.
Entendue par les enquêteurs, la jeune femme a reconnu les faits, rapporte Libération. Une réquisition a été transmise au médecin-légiste de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff pour la réalisation d’une autopsie destinée à établir les causes précises du décès du nourrisson.
Après avis favorable du gynécologue, la mise en cause a été placée en garde à vue. Les investigations se poursuivent pour éclairer les motivations et les responsabilités liées à cet acte aux conséquences irréversibles.
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