Les mis en cause sont Djiby D., 20 ans, domicilié à l’Unité 19, et D. Diouf, 25 ans, chauffeur résidant à l’Unité 13. Ils sont soupçonnés d’avoir exploité une image intime dans le but d’exercer une pression sur une jeune femme.
Tout est parti d’une plainte déposée par M. Sidibé, 21 ans, caissière domiciliée à la Patte d’Oie. Lors de son audition, elle a expliqué que le 4 février 2026, D. Diouf lui avait envoyé, via WhatsApp, une photo d’elle nue, assise sur un matelas. Selon ses déclarations, l’expéditeur lui aurait indiqué avoir reçu le cliché d’un ami.
Les investigations menées par les enquêteurs ont permis d’identifier cet “ami” comme étant Djiby D., ex-compagnon de la victime. L’exploitation des téléphones portables des deux suspects a révélé que la photo avait été prise au domicile du carreleur, à l’insu de la jeune femme. Elle aurait ensuite été transmise le 13 octobre 2025 à D. Diouf.
D’après les premiers éléments de l’enquête, Djiby D. aurait agi par esprit de revanche après la rupture de leur relation. Les deux hommes auraient ensuite tenté d’exercer un chantage à caractère sexuel à travers la diffusion de l’image.
Entendus par les policiers, les deux mis en cause ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Informé de la situation, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête afin de déterminer toutes les responsabilités et les éventuelles poursuites judiciaires.
Cette affaire relance le débat sur la protection des données personnelles et la diffusion non consentie d’images intimes, un phénomène en recrudescence qui expose les victimes à de graves conséquences psychologiques et sociales.
