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En Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló contraint à la cohabitation


Rédigé le Jeudi 8 Juin 2023 à 21:06 | Lu 135 fois Rédigé par



En Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló contraint à la cohabitation

Selon la commission électorale, la coalition Pai-Terra Ranka du PAIGC a remporté la majorité absolue à l’Assemblée nationale après le scrutin du 4 juin. Ce qui devrait conduire le chef de l’État à nommer un Premier ministre issu de l’opposition.

Le Madem G15 du président Umaro Sissoco Embaló ne remporte que 29 sièges aux élections législatives du 4 juin, a indiqué Mpabi Cabi, président par intérim de la commission électorale, jeudi 8 juin. La coalition Pai-Terra Ranka du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), fondé par Amilcar Cabral et qui a longtemps dominé la politique nationale, le devance largement avec 54 sièges.
Le Parti du renouveau social (PRS) avec 12 députés, celui des travailleurs avec 6 députés et l’Assemblée du peuple uni, qui remporte 1 siège, complètent la nouvelle Assemblée nationale. Un résultat décevant pour le président Embaló, au pouvoir depuis 2019. En mai 2022, il avait dissous l’Assemblée nationale en raison de « divergences persistantes ne pouvant être résolues » avec le Parlement, déjà dominé par le PAIGC et devenu selon lui « un espace de guérilla politique et de complot ».
Cet échec est imputé, selon des observateurs, à des dissensions internes au sein du parti Madem G15 et à l’incapacité du président à résoudre le problème de la chute du prix de la noix de cajou, source importante de revenus pour la population. Le président devrait nommer prochainement un Premier ministre de la coalition victorieuse.
Aussitôt les résultats proclamés, une foule a convergé vers le siège du PAIGC dans un tintamarre de casseroles. « Nous venons de réaliser une victoire historique. La seule chose que nous demandons cette fois-ci est qu’on nous laisse gouverner le pays », a déclaré Muniro Conté, porte-parole de la coalition PAI-Terra Ranka. Dans ce pays où les résultats sont régulièrement contestés, les quelque 200 observateurs internationaux ont annoncé n’avoir relevé aucun incident majeur et affirmé que le scrutin a été « libre, transparent et apaisé ».Jeune Afrique avec AFP

 

 



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