Aux environs de 9 heures, M. C., commerçant domicilié au quartier Tally Boubess, s’est présenté au commissariat d’arrondissement de Ndamatou pour signaler le suicide de son neveu, M. Diop, âgé de 51 ans. Ce dernier, également commerçant, vivait dans la même concession familiale avec ses deux épouses et ses douze enfants.
Les policiers, dépêchés sur les lieux, ont découvert le corps sans vie de la victime, allongé sur le dos dans une chambre. Une grave blessure à la tête, causée par un projectile, a été constatée. Un pistolet automatique de marque Walther P22, calibre 22, a été retrouvé à proximité du corps. L’arme a été saisie et placée sous scellés pour les besoins de l’enquête.
Un homme affaibli par la maladie
Selon ses proches, M. Diop souffrait de diabète et suivait un traitement médical à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni. Alité depuis près d’un mois, il se plaignait régulièrement de troubles du sommeil ainsi que de douleurs persistantes au ventre, à la tête et dans différentes parties du corps.
Trois vidéos laissées avant le drame
L’exploitation de son téléphone portable a permis aux enquêteurs de découvrir trois vidéos enregistrées dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026. Les séquences, d’une durée de 43 secondes, 1 minute 7 secondes et 1 minute 8 secondes, contiennent des messages dans lesquels la victime tente d’expliquer son geste.
Dans ces enregistrements, M. Diop évoque des dettes financières contractées auprès de personnes dont l’identité n’a pas été révélée. Il fait également état d’un conflit familial lié à un magasin hérité de leur père. Après quatorze années de collaboration avec son petit frère, B. Diop, certains proches auraient souhaité confier exclusivement la gestion du commerce à ce dernier, une situation que la victime aurait très mal vécue.
Selon ses propres déclarations, ces difficultés familiales, combinées à sa pathologie diabétique et à son état de santé dégradé, seraient à l’origine de son acte désespéré.
Confirmation médicale et enquête en cours
Le corps a été évacué par les sapeurs-pompiers vers la morgue. Sur réquisition judiciaire, le docteur K. A. S. S., en service à l’hôpital Ndamatou de Touba, a procédé à l’examen médical.
Dans son certificat de genre de mort, le médecin a conclu à un « traumatisme crânien encéphalique grave avec otorragie temporale droite par arme à feu », confirmant une mort violente par arme à feu.
Une enquête a été ouverte afin d’établir l’ensemble des circonstances entourant ce drame familial.

