Selon son témoignage, les faits se sont déroulés samedi après-midi au poste frontalier de la gendarmerie. Les puits du village étant à sec à cause de la forte chaleur, l’enseignant s’était rendu sur place avec trois bidons de 20 litres. Mais la situation aurait rapidement dégénéré après qu’un gendarme lui aurait demandé de quitter immédiatement les lieux.
Le directeur d’école affirme avoir insisté pour obtenir de l’eau, expliquant la gravité de la situation dans le village. Il soutient alors avoir été frappé par deux gendarmes à l’aide de fils métalliques ou électriques, causant plusieurs blessures et traumatismes corporels.
Pris en charge dans une structure sanitaire, Adama Diao a obtenu un certificat médical et annonce son intention de déposer une plainte officielle devant le procureur de Tambacounda.
Cette affaire suscite une forte colère à Diyabougou, où habitants et enseignants dénoncent des abus répétés dans certaines zones d’orpaillage et réclament des sanctions exemplaires.
Face à l’ampleur de la polémique, le commandement de la gendarmerie a annoncé l’ouverture d’une enquête interne afin de faire la lumière sur les faits et situer les responsabilités.
