Corneille Nangaa, vêtu d’une veste noire et d’une casquette assortie, venait de descendre de la tribune lorsque la première explosion s’est produite. Cette dernière semblait émaner de la zone où étaient installés les haut-parleurs, à environ quatre mètres de celle-ci. La panique s’est immédiatement emparée de la foule, entraînant cris, pleurs et bousculades. Quelques instants plus tard, une seconde détonation a retenti, laissant au sol au moins sept corps, tous en tenue civile, selon les constats.
Face à l’urgence, des civils ont mis leurs motos et véhicules à disposition pour transporter les nombreux blessés vers l’hôpital.
Quant à l’origine des explosions, elle reste indéterminée. Des témoins ont mentionné l’éventualité de grenades, bien que cette hypothèse n’ait pas encore été confirmée. L’AFC/M23, qui exerce depuis le 14 février un contrôle sur Bukavu, accuse Kinshasa d’en être responsable, mais les détails précis restent à établir. Dans l’intervalle, la ville demeure sous une forte tension.
Cette tragédie, rapportée par Sud Quotidien, illustre une situation instable dans cette région de la RDC, ajoutant à la complexité du contexte politico-militaire local.

