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Déguerpissement au rond-point Sham : des commerçants contraints de quitter les lieux sans solution de recasement


Rédigé le Jeudi 29 Janvier 2026 à 10:40 | Lu 183 fois Rédigé par


Les opérations de déguerpissement se poursuivent au rond-point Sham, où des commerçants dénoncent l’absence d’accompagnement malgré les travaux liés aux JOJ.


Les opérations de déguerpissement se sont poursuivies, lundi, au rond-point Sham, un site longtemps marqué par une occupation informelle et une organisation anarchique. Tentes démontées, étals retirés et marchands ambulants sommés de quitter les lieux, les activités commerciales ont été brusquement interrompues.

 

D’après plusieurs vendeurs affectés par cette opération, les autorités administratives les avaient informés à l’avance. « Le sous-préfet était venu nous demander de préparer notre départ, en expliquant que des travaux étaient programmés dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse. Nous l’avons cru », raconte Moustapha, ancien occupant du site, désormais installé de l’autre côté de la chaussée où il tente de survivre en vendant chaussures et chaussettes.

Contrairement à certaines rumeurs faisant état de pillages, les commerçants assurent que leurs biens n’ont pas été dispersés. Un autre vendeur touché par le déguerpissement explique que les marchandises étaient systématiquement rangées chaque soir. « Nous ne laissions que les tentes sur place », affirme-t-il.

Pour ces commerçants, cette opération ne constitue pas une remise en cause de l’autorité de l’État. Ils reconnaissent la nécessité des travaux liés aux JOJ, mais regrettent la manière dont le déguerpissement a été conduit, pointant du doigt l’absence de mesures sociales d’accompagnement.

Face à une situation qu’ils jugent difficile mais inévitable, les vendeurs appellent les autorités à davantage de compréhension. Ils sollicitent la mise à disposition de sites de recasement organisés, afin de pouvoir poursuivre leurs activités et subvenir dignement à leurs besoins. « Nous acceptons l’épreuve, mais nous demandons de la compassion et une solution humaine », confie l’un d’eux.




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