Les faits trouvent leur origine dans une relation sentimentale entretenue entre le prévenu et la partie civile, A. Bane. À la barre, S. B. Ndiaye n’a pas nié les accusations. Il a reconnu avoir, à plusieurs reprises, filmé leurs rapports lors de rencontres dans un hôtel de Thiès, sans en informer la jeune femme.
« À chaque séjour à Thiès, nous nous retrouvions dans un hôtel. Je filmais nos ébats sexuels à son insu. C’était pour garder des souvenirs », a-t-il déclaré devant le tribunal.
De son côté, A. Bane a situé les faits au 25 décembre 2025. Elle a expliqué avoir décidé de rompre tout contact avec le marabout en le bloquant sur son téléphone. C’est après cette rupture qu’elle dit avoir reçu, via WhatsApp, les vidéos intimes la concernant.
« Il m’appelait pour qu’on se revoie à l’hôtel, mais je ne répondais plus. Je l’avais bloqué. Ensuite, il m’a envoyé les vidéos », a-t-elle expliqué, tout en précisant qu’elle n’a subi ni chantage ni menace directe.
Considérant les faits suffisamment établis, le procureur de la République avait requis deux mois de prison ferme. Le tribunal a finalement retenu la culpabilité du prévenu et l’a condamné à un mois de prison ferme, assorti d’une amende de 200 000 FCFA.
La juridiction a également ordonné la restitution du téléphone portable du condamné, sous réserve du paiement intégral de l’amende.
Cette affaire relance le débat sur la protection de la vie privée, le consentement et l’usage abusif des données personnelles, y compris dans le cadre de relations intimes.

