Selon les informations rapportées par L’Observateur, la victime, âgée de 57 ans et domiciliée à la cité Lobatt-Fall, présentait plusieurs blessures béantes et gisait dans une mare de sang lorsqu’elle a été découverte. Une violence qui a profondément choqué les riverains et qui pousse les enquêteurs à s’interroger : qui a ôté la vie à Mame Youma Fall, dans quelles circonstances exactes, et pour quel mobile ?
Les faits officiellement enregistrés par la police remontent au 1er janvier 2026, aux environs de midi. C’est à cette date que l’hôpital Idrissa Pouye signale aux autorités le décès suspect de la quinquagénaire, survenu peu après son admission aux urgences. Alerté, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête.
Toutefois, les premières investigations indiquent que le drame a débuté dès le 29 décembre 2025, aux alentours de 6 heures du matin. Ce jour-là, un habitant du rez-de-chaussée, Cheikh Sène, se présente au commissariat pour signaler la découverte de la victime, grièvement blessée, au pas de la porte de son immeuble. Selon sa déclaration, la femme était encore consciente, bien que dans un état critique.
Dès leur arrivée sur les lieux, les policiers constatent la gravité de la situation : la victime est allongée à même le sol, presque inerte, avec des blessures apparentes sur plusieurs parties du corps. Elle est évacuée en urgence vers l’hôpital. À proximité immédiate, les forces de l’ordre retrouvent un téléphone portable ainsi que des fragments d’ardoises provenant de l’auvent fixé au portail de la maison.
Ces fragments intriguent les enquêteurs, qui envisagent la possibilité d’une chute depuis une certaine hauteur, probablement depuis le haut de l’immeuble. Mais l’état du corps, marqué par des blessures béantes, laisse également planer le doute sur d’éventuelles violences physiques antérieures à la chute.
L’enquête de voisinage a permis d’identifier plusieurs occupants de l’immeuble : Cheikh Sène, le déclarant, et son voisin O. Wade, tous deux au rez-de-chaussée, ainsi que I. Seck, logé au deuxième étage et présenté comme le compagnon de la défunte. Tous ont été auditionnés par la police afin d’apporter des éléments utiles à l’enquête, qui reste ouverte et poursuit ses investigations pour faire toute la lumière sur ce décès troublant.

