Menu
L'Actualité au Sénégal

And Samm Jikko Yi interpelle l’État et fixe un délai sur la question de l’homosexualité


Rédigé le Lundi 16 Février 2026 à 14:55 | Lu 54 fois Rédigé par


Lors d’un point de presse, And Samm Jikko Yi évoque une affaire grave, critique le cadre juridique actuel et donne un ultimatum aux autorités pour une réforme annoncée avant le 8 avril.


 

Le mouvement And Samm Jikko Yi a tenu un point de presse ce lundi au cours duquel il a donné un délai aux autorités pour adopter une loi criminalisant l’homosexualité, estimant qu’il s’agit d’un engagement de campagne.

L’organisation affirme avoir multiplié les démarches depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités en mars 2024 : lettre du 24 mai 2024, nouvelle correspondance du 13 janvier 2025 adressée au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko, rencontres avec le président de l’Assemblée nationale le 20 février 2025 et avec le groupe parlementaire Pastef le 20 mai 2025. Elle rappelle également avoir organisé deux rassemblements, dont la « Journée Raibon » tenue à Kolda le 11 janvier 2026. Selon elle, ces initiatives n’ont abouti qu’à des promesses non suivies d’effets.

Lors de cette intervention, le mouvement est revenu sur une affaire qu’il qualifie de très grave. D’après lui, une enquête menée conjointement par les polices sénégalaise et française aurait permis de démanteler un réseau transnational impliquant des mineurs. Le principal suspect, un ressortissant français nommé Pierre Robert, aurait recruté des jeunes pour la production de vidéos diffusées en ligne, les victimes étant droguées puis contaminées volontairement lors des faits.

Profitant de la tribune, And Samm Jikko Yi a aussi remis en cause le cadre juridique du pays. Ses responsables estiment que la Constitution et certaines conventions internationales ratifiées par le Sénégal empêchent toute répression effective de l’homosexualité. Ils jugent notamment l’article 319 alinéa 3 du Code pénal insuffisant et parlent d’un dispositif trop permissif.

Le mouvement rappelle que les autorités ont été élues sur les thèmes de rupture et de souveraineté nationale et exige la concrétisation de leurs engagements. Il fixe désormais la date du 8 avril comme échéance, annonçant qu’il décidera ensuite des suites à donner à sa démarche.




Nouveau commentaire :