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L'Actualité au Sénégal

Almadies II : un nouveau réseau de « boulettes » démantelé


Rédigé le Lundi 20 Avril 2026 à 12:51 | Lu 51 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Une nouvelle affaire qui rappelle fortement le scandale impliquant Halima Suppo vient d’éclater à Dakar. Cette fois, c’est dans le quartier huppé des Almadies II que les gendarmes ont mis la main sur un réseau de commercialisation de produits destinés à modifier les formes du corps, notamment les fesses.


Tout est parti de l’interpellation d’un livreur, surpris avec un sac contenant des produits douteux. Dans la malle de sa moto, les forces de l’ordre découvrent un véritable assortiment de substances présentées comme des solutions miracles : certaines censées « faire grossir les fesses », d’autres « affiner la taille » ou encore « faire prendre du poids rapidement ».
 

Face aux enquêteurs, le suspect tente d’abord de minimiser son implication, évoquant un simple rôle de livreur. Mais sous la pression, il finit par reconnaître qu’il connaissait parfaitement la nature illicite des produits qu’il transportait.
 

Guidés par les aveux du livreur, les gendarmes remontent la filière jusqu’à un appartement situé aux Almadies II. Sur place, ils interpellent une femme identifiée comme F. Faye, âgée de 39 ans.
 

La perquisition révèle un véritable commerce clandestin bien organisé : des dizaines de produits conditionnés, étiquetés et prêts à être livrés. Les enquêteurs découvrent un stock important de ces fameuses « boulettes », suppositoires artisanaux destinés à être insérés dans le corps pour provoquer des transformations physiques rapides.
 

Les chiffres, selon les premières informations, seraient particulièrement impressionnants, laissant penser à un réseau structuré avec une clientèle régulière.
 

 

Comme dans l’affaire Halima Suppo, ces produits soulèvent de graves inquiétudes sanitaires. Souvent fabriqués sans aucun contrôle médical ni norme sanitaire, ils peuvent provoquer :

  • des infections graves
  • des brûlures internes
  • des troubles hormonaux
  • voire des complications irréversibles

Malgré ces risques, la demande reste forte, alimentée par les réseaux sociaux et la pression esthétique.
 

Les autorités cherchent désormais à déterminer :

  • l’origine exacte des produits
  • l’étendue du réseau de distribution
  • et l’ampleur de la clientèle

Cette nouvelle affaire relance le débat sur la régulation des produits cosmétiques et la responsabilité des vendeurs en ligne, dans un contexte où les transformations corporelles rapides séduisent de plus en plus de jeunes.



Lat Soukabé Fall

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