Malgré une assignation à comparaître, les Clinton avaient décliné l’invitation, arguant que cette assignation n’était pas juridiquement valide. Dans une lettre adressée à James Comer, président républicain de la commission, le couple a affirmé avoir déjà fourni « le peu d’informations » qu’il détenait sur les crimes d’Epstein et a dénoncé une instrumentalisation politique. « Nous avons essayé de vous donner le peu d’informations que nous avons. Nous l’avons fait parce que les crimes de M. Epstein étaient horribles », ont-ils écrit.
Le couple a également critiqué la commission, affirmant que le président de celle-ci s’en prenait davantage à des adversaires politiques qu’à la recherche de la vérité.
Le vote de la commission n’est que la première étape. La décision finale reviendra à l’ensemble des élus de la Chambre des représentants. Si la procédure est validée, les élus recommanderont au Département de la Justice d’ouvrir une enquête pour entrave au Congrès. En cas de condamnation, Bill et Hillary Clinton risqueraient jusqu’à un an de prison.
La procédure formelle sera conduite par le ministère de la Justice, dirigé par Pam Bondi, ancienne procureure générale de Floride et proche de l’ancien président Donald Trump.
Le républicain James Comer s’est montré confiant quant à l’obtention des voix nécessaires, grâce à la majorité républicaine et au soutien de certains démocrates au sein de la commission. Ces derniers ont voté en faveur de cette première étape, ce qui souligne les divisions au sein du Parti démocrate entre ceux qui plaident pour la transparence et ceux qui dénoncent une persécution politique.
L’affaire Epstein continue de faire l’objet d’un examen minutieux au Congrès américain, et l’implication des Clinton ajoute une dimension politique sensible à cette enquête déjà très médiatisée.

