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​COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT GUEM SA BOPP, «LES JAMBAARS»


Rédigé le Jeudi 8 Janvier 2026 à 01:51 | Lu 116 fois Rédigé par


Le mouvement Guem Sa Bopp critique sévèrement la gouvernance du régime Diomaye-Sonko et formule sept exigences liées à la transparence, à la dette et à la reddition des comptes.


​COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT GUEM SA BOPP, «LES JAMBAARS»
Gouvernement de Diomaye : la rupture s’est révélée imposture.
Le Mouvement Guem Sa Bopp constate que le régime Diomaye Sonko a trahi l’espérance populaire. La rupture promise s’est muée en rupture avec le peuple, notamment avec les Goorgoorlou, livrés à eux-mêmes.
Ce pouvoir gouverne hors-sol, dans l’improvisation, l’opacité et la jouissance, pendant que le pays s’asphyxie.
Cherté de la vie insoutenable, chômage endémique, jeunesse sacrifiée, étudiants précarisés, hôpitaux exsangues, monde rural abandonné.
Le peuple souffre. Le régime parade.
La reddition des comptes, brandie comme promesse fondatrice, a été vidée de toute substance. Elle est désormais sélective, sous une justice tétanisée dès que le pouvoir est concerné.

UNE GOUVERNANCE DU BROUILLARD ET DU MENSONGE

La dette publique explose, contractée dans des conditions opaques et léonines, hypothéquant l’avenir national. Les notations se dégradent, les partenaires doutent et la crédibilité du Sénégal s’effrite.
Face à cela, l’État cache : chiffres dissimulés, rapports confisqués, information verrouillée.
La gestion des ressources naturelles demeure obscure, soustraite au contrôle citoyen, en violation flagrante des principes de transparence.
Face à cette dérive grave, Guem Sa Bopp refuse le silence, l’indifférence et la résignation.

LES SEPT EXIGENCES NON NÉGOCIABLES DE GUEM SA BOPP

1. Vérité totale sur la dette publique
Publication immédiate et exhaustive du bulletin statistique de la dette : taux réels, échéanciers, engagements dissimulés. Le peuple a droit à la vérité sur l’avenir engagé en son nom.

2. Fin de la séquestration des rapports d’État. Publication intégrale et sans tri des rapports de l’IGE, de l’OFNAC et de la Cour des comptes.

3. Reddition des comptes réelle, pas un slogan. Sans protection politique ni immunité déguisée, afin que l’argent public serve enfin la santé, l’emploi des jeunes, l’enseignement supérieur, les bourses sociales, l’agriculture productive et les bourses estudiantines.

4. Déclarations de patrimoine : l’épreuve de vérité du pouvoir. Publication immédiate, intégrale et vérifiable, sans exception ni manœuvre dilatoire, des déclarations de patrimoine de :
Ousmane Sonko, Premier ministre, chef réel de l’Exécutif,
le Ministre des Finances, ordonnateur central des deniers publics,
le Directeur général de Petrosen, gestionnaire stratégique des ressources pétrolières et gazières,
le Ministre des Mines et de l’Énergie, autorité de tutelle du secteur extractif,
Waly Diouf Bodian, Directeur général du Port autonome de Dakar, cœur logistique et financier de l’économie nationale,
le Directeur général de l’AASER, gestionnaire de fonds publics majeurs,
le Maire de Dakar, administrateur d'une soixantaine de milliards de FCFA issus des collectivités.
Il ne s’agit ni d’un acte symbolique ni d’un exercice de communication. C’est une obligation légale, un test de crédibilité et une ligne de démarcation entre la transparence et l’imposture.
La loi ne connaît ni hiérarchie politique, ni statut d’exception, ni silence stratégique.

5. Justice financière : assez de l’inertie organisée. Instruction immédiate par le Pôle judiciaire financier des plaintes relatives aux huit milliards de Bakel et aux fonds issus des ressources extractives, étayées par le rapport de l’ITIE.
Le blocage prolongé n’est plus une négligence : c’est un signal politique.

6. Suppression immédiate des caisses noires et fonds politiques. Abolition de ces zones grises budgétaires, matrices du clientélisme et de l’impunité.

7. Transparence sur la campagne arachidière. Alors que les agriculteurs protestaient, le Ministre évoquait 62 000 tonnes prétendument achetées par la SONACOS, information démentie sur le terrain. Dans le même temps, Ousmane Sonko annonce 450 000 tonnes, pendant que maîtres et professeurs contractuels attendent toujours leurs salaires de décembre.
Mais de qui se moque le gouvernement de Pastef ? Le Sénégal n’a pas besoin d’un pouvoir arrogant, mais d’un État responsable.
Il n’a pas voté pour l’opacité, mais pour la vérité. Il n’a pas choisi une rupture de façade, mais une rupture réelle avec l’impunité.

Guem Sa Bopp ne reculera pas, la vérité s’imposera et l’histoire jugera.

Fait à Dakar, le 07  janvier 2026



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