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Yeumbeul Asecna : divorcés depuis huit ans, ils continuaient à vivre sous le même toit


Rédigé le Vendredi 14 Août 2026 à 19:00 | Lu 49 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


C’est une histoire familiale pour le moins particulière qui a été examinée par le Tribunal de Pikine-Guédiawaye. À Yeumbeul Asecna, B. Diacko, surnommée « mère Soya », et son ancien mari M. Seck étaient divorcés depuis huit ans, mais continuaient à vivre dans la même concession familiale.


Le couple avait partagé plus de trente années de vie conjugale avant de divorcer. Malgré la séparation, les deux anciens époux avaient choisi de rester dans la même maison, chacun occupant une chambre distincte.
 

La concession du quartier Coly Senghor accueillait également leurs huit enfants ainsi que leurs belles-filles. Selon les arguments avancés par la défense, plusieurs autres personnes fréquentaient régulièrement les lieux, ce qui rendait difficile, selon elle, d'attribuer automatiquement à l’un des anciens époux tout objet retrouvé dans la maison.
 

L’affaire a commencé à la suite d’un renseignement transmis à la police. Les enquêteurs avaient été informés de l’existence supposée d’un commerce de produits cellulosiques impliquant « mère Soya ». Elle aurait été soupçonnée de fournir du diluant à des mineurs.
 

Lorsque les policiers se sont rendus dans le secteur, ils ont rencontré quatre mineurs transportant des bouteilles de diluant. Les jeunes auraient orienté les enquêteurs vers la concession familiale.
 

À proximité de la maison, les policiers auraient également aperçu une personne en train de renifler un produit à l’aide d’un tissu imbibé.
 

L’intervention s’est ensuite tendue à l’entrée du domicile. M. Seck aurait tenté de s’opposer à l’accès des policiers à la concession.
 

La fouille des lieux a permis aux enquêteurs de découvrir, derrière du linge usagé, une caisse contenant treize bouteilles de diluant cellulosique. Une sacoche contenant de l’argent a également été retrouvée.
 

Devant les juges, B. Diacko a contesté toute implication dans la vente du produit. Elle a expliqué avoir autrefois travaillé dans le maraîchage avant de connaître des problèmes de santé. Elle a également évoqué une activité avec deux charrettes et deux chevaux confiés à un jeune homme prénommé Maguette.
 

Selon sa version, ce dernier aurait pris la fuite à l’arrivée des policiers en abandonnant la sacoche retrouvée dans la maison.
 

Les débats ont également fait apparaître des accusations croisées entre les deux anciens époux. B. Diacko aurait mis en cause son ex-mari, l’accusant notamment de consommer du « guinz ». De son côté, M. Seck aurait présenté son ancienne épouse comme la personne impliquée dans la vente.
 

La défense a insisté sur la configuration de la concession et sur le fait que les produits n’avaient pas été retrouvés directement entre les mains des deux prévenus.
 

Le tribunal n’a cependant pas retenu l’ensemble de ces arguments. M. Seck a été reconnu coupable de détention de drogue en vue d’usage et condamné à un mois de prison ferme ainsi qu’à une amende de 50 000 FCFA.
 

B. Diacko, elle, a écopé d’une peine plus lourde : deux ans de prison pour offre ou cession de drogue. 



Lat Soukabé Fall

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