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L'Actualité au Sénégal

Un réseau exploitant de jeunes Sénégalais démantelé entre le Ghana et le Sénégal


Rédigé le Lundi 12 Janvier 2026 à 14:54 | Lu 148 fois Rédigé par


Les autorités ghanéennes et sénégalaises ont révélé l’existence d’un réseau structuré attirant de jeunes Sénégalais à l’étranger sous de fausses promesses liées au football.


 

Les autorités du Ghana et du Sénégal ont récemment mis en lumière une vaste organisation opérant entre les deux pays et ciblant de jeunes Sénégalais. Le système reposait sur de fausses opportunités liées au football, présentées comme un moyen d’accéder à une carrière sportive à l’étranger.

L’enquête a débuté après le décès de Cheikh Touré au Ghana, un événement qui a permis de dévoiler le fonctionnement interne de ce réseau. Les jeunes concernés étaient convaincus qu’ils allaient intégrer une académie de football au Maroc. Une fois sur place, ils se retrouvaient sous le contrôle d’une structure qui les obligeait à travailler pour Qnet, tout en les poussant à recruter d’autres compatriotes.

D’après le journal Libération, les auditions croisées menées au Sénégal et au Ghana ont permis de recueillir les récits de Khadim Ndiaye, connu sous le nom de « Bamba », et de Mamadiang Kane, surnommé « Momo ». Leurs témoignages décrivent un dispositif organisé reposant sur la pression psychologique et la peur. Un ressortissant sénégalais vivant au Ghana jouait un rôle central en attirant les victimes avec des promesses sportives avant de dévoiler la réalité de la situation.

La disparition de Cheikh Touré a semé l’inquiétude parmi les membres du réseau. Redoutant une exposition publique de l’affaire, certains responsables ont tenté de faire disparaître les témoins en les laissant en Côte d’Ivoire avec une somme d’argent limitée. Les jeunes ont finalement pu rejoindre Bamako grâce à l’aide d’une Sénégalaise ayant suivi l’affaire sur les réseaux sociaux, avant d’être rapatriés avec l’appui de l’ambassade du Sénégal au Mali.

Les investigations ont confirmé l’implication directe de responsables liés à Qnet, notamment un dirigeant burkinabé et plusieurs ressortissants sénégalais. Les éléments numériques et les images retrouvés sur les téléphones des personnes mises en cause permettent désormais aux autorités ghanéennes de reconstituer l’ensemble du circuit.




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