Selon des témoignages recueillis, c’est son ami qui serait venu réveiller Ndiaga Sow à l’aube pour se rendre au travail, comme ils en avaient l’habitude. Ensemble, ils ont quitté le domicile pour rejoindre leur lieu d’activité, sans que rien ne laisse présager le drame à venir.
Au cours de la journée, une dispute aurait éclaté entre les deux hommes. Les raisons exactes de l’altercation restent encore inconnues. La tension serait montée rapidement, jusqu’à dégénérer en bagarre.
Des témoins affirment que l’ami de Ndiaga Sow l’aurait saisi violemment, soulevé avant de le laisser retomber lourdement au sol. La chute aurait été d’une extrême violence. Après l’impact, la victime est restée immobile. Des signes alarmants ont été observés : il ne parlait plus, respirait difficilement et sa langue sortait de sa bouche, suscitant la panique parmi les personnes présentes.
Sa mère, Saye Ndiaye, raconte avec émotion comment elle a appris la nouvelle :
« C’est la même personne qui est venue le réveiller pour aller travailler...On ne m’a pas tout expliqué au début. Quand je suis arrivée, j’ai vu mon fils étendu par terre. Sa langue sortait. J’ai compris que c’était grave », témoigne-t-elle, en pleurs.
Transporté en urgence vers un établissement hospitalier, Ndiaga Sow a été déclaré mort dès son arrivée, malgré les efforts du personnel médical.
Aîné de sa famille, Ndiaga Sow jouait un rôle central au sein du foyer. Pêcheur courageux et travailleur, il subvenait aux besoins de sa mère et de ses proches. Sa disparition soudaine laisse un vide immense.
Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame. L’ami impliqué a été interpellé et placé en garde à vue. Les investigations devront établir les responsabilités et les suites judiciaires à donner à cette affaire.
À Yarakh, l’émotion reste vive. Ce drame rappelle tragiquement comment une simple dispute peut basculer dans l’irréparable, laissant derrière elle des familles endeuillées et des communautés marquées à jamais.
