À environ 70 kilomètres de Dakar, la ville de Thiès s’apprête à accueillir les célébrations du 4 avril, marquant la fête de l’indépendance. L’événement suscite une certaine attente, notamment après une précédente édition annoncée mais jamais concrétisée en 2004.
Dès les premières heures de la matinée, la ville s’éveille progressivement. Peu après 7 heures, les habitants commencent leurs activités quotidiennes. Les élèves, en tenue scolaire, se dirigent rapidement vers leurs établissements, tandis qu’une légère brise matinale adoucit encore l’atmosphère.
Malgré ce calme apparent, rien ne laisse encore deviner que Thiès sera bientôt au centre des festivités nationales. Dans certains quartiers, des femmes transportant bassines ou seaux prennent la direction des marchés pour leurs activités habituelles.
Au fil des heures, la chaleur s’intensifie. Vers 10 heures, le soleil s’impose fortement, transformant la ville en une zone étouffante. Au marché Moussanté, l’activité bat son plein, au point que la voie ferrée est largement occupée par les commerçants.
Cette occupation des rails n’échappe pas aux autorités. Depuis la gouvernance, où est attendue la visite du chef de l’État à la veille des célébrations, la situation est observée avec attention. Le gouverneur, Saër Ndao, évoque la nécessité de sensibiliser les populations, tout en n’excluant pas des mesures plus fermes si nécessaire.
En cette période de ramadan, l’ambiance habituelle de Thiès, connue pour son dynamisme culturel, semble atténuée. Aux heures les plus chaudes de la journée, seuls quelques passants profitent de l’ombre des arbres bordant les grandes artères.
Pendant ce temps, les préparatifs du défilé avancent. Sur la place Place Mamadou Dia, les équipes du génie militaire poursuivent l’installation de la tribune officielle. Le bruit des outils résonne dans un environnement autrement calme.
À l’approche de la rupture du jeûne, la ville change de rythme. Des récitations coraniques se diffusent dans plusieurs quartiers, tandis que les habitants se pressent pour rejoindre leur domicile. Les rues s’animent, entre discussions, négociations et circulation dense.
Dans certains quartiers comme « Rue sans soleil », l’activité de restauration tourne au ralenti en raison du ramadan. Seuls quelques établissements maintiennent un service limité.
À la tombée de la nuit, le centre-ville retrouve de la vitalité. La Place de France et la Promenade des Thiéssois s’illuminent, offrant un décor apaisant le long de l’avenue Caen, futur lieu du défilé.
Ancienne capitale ferroviaire, Thiès cherche aujourd’hui à renouer avec son dynamisme d’antan. À travers les projets liés au programme de modernisation, la ville espère renforcer ses infrastructures et relancer son développement, dans l’espoir d’un avenir meilleur.
