K. Ndiaye aurait fait une escale dans la ville avant de se retrouver au niveau du restaurant Big Faim. C’est à cet endroit qu’une moto Jakarta, stationnée devant l’établissement, aurait attiré son attention.
D’après les faits reprochés au prévenu, celui-ci aurait pris place sur la moto et aurait tenté de manipuler son système antivol. Mais son geste présumé n’est pas passé inaperçu. L’alarme de la moto s’est déclenchée, attirant immédiatement l’attention du vigile chargé de la surveillance des lieux.
Le dispositif de sécurité aurait ainsi permis d’interrompre ce qui est présenté par l’accusation comme une tentative de vol. Le cordonnier a alors été interpellé avant d’être conduit devant les autorités compétentes.
Devant le tribunal d’instance de Thiès, K. Ndiaye a contesté les accusations portées contre lui. Le prévenu n’a pas reconnu avoir voulu s’emparer de la moto. Il a donc tenté de convaincre les juges qu’il n’était pas animé par une intention de vol.
Mais les explications fournies à la barre n’ont pas convaincu la juridiction. Après examen de l’affaire, le tribunal l’a reconnu coupable de tentative de vol.
La sanction est tombée : K. Ndiaye a été condamné à deux mois de prison ferme.
Une affaire qui rappelle une nouvelle fois que les gestes posés autour d’un véhicule, même lorsqu’il n’y a finalement pas eu de soustraction effective, peuvent conduire devant la justice lorsqu’ils sont interprétés comme des actes préparatoires à un vol.
Dans cette affaire, c’est donc une simple escale à Thiès qui aura complètement bouleversé le voyage de ce cordonnier, qui devait initialement poursuivre sa route vers Dahra Djoloff pour rendre visite à son père malade.
Au lieu de poursuivre son déplacement, il a finalement pris la direction de la prison, après sa condamnation pour tentative de vol.

