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Yoff BCEAO : Attiré à la plage pour des gâteaux, il tombe dans un guet-apens


Rédigé le Lundi 7 Septembre 2026 à 21:38 | Lu 79 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Une publication sur WhatsApp aurait été à l’origine d’une violente agression survenue à la plage de Yoff BCEAO, à Dakar. D. Mbengue, qui avait relayé sur son statut une vidéo de Capitaine Sy, fils de Serigne Moustapha Sy, affirme avoir été attiré dans un piège avant d’être roué de coups par six hommes encagoulés. L’affaire a conduit au déferrement de deux femmes au parquet de Dakar, tandis que les principaux auteurs présumés de l’agression sont activement recherchés.


Une vidéo publiée sur WhatsApp qui déclenche une série de menaces

Les faits remontent au lundi 31 août 2026. Ce jour-là, D. Mbengue publie sur son statut WhatsApp un extrait vidéo dans lequel Capitaine Sy, fils de Serigne Moustapha Sy, tient des propos qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux durant le Gamou.
 

La publication aurait rapidement provoqué des réactions dans son entourage. Selon le récit livré par la victime aux enquêteurs, sa voisine, R. Seck, aurait mal réagi à la diffusion de la vidéo. Elle aurait commencé à l’insulter, visant également la mère de D. Mbengue, avant de communiquer son numéro de téléphone à d’autres personnes.
 

Le plaignant affirme avoir ensuite reçu plusieurs menaces. Face à cette situation, il aurait envisagé de saisir les autorités le 2 septembre. Mais son père aurait finalement réussi à le convaincre de privilégier l’apaisement, notamment en raison des liens de voisinage entre les deux familles.
 

Un rendez-vous pour une commande de gâteaux

Deux jours plus tard, le vendredi 4 septembre, la situation prend une tournure beaucoup plus grave.
 

Vers 21 h 45, D. Mbengue, qui travaille dans le secteur de la pâtisserie, reçoit l’appel d’une femme présentée comme A. Diène. Selon son récit, celle-ci lui aurait expliqué que des clients souhaitaient commander des gâteaux et lui aurait proposé de se rendre à la plage de Yoff BCEAO pour le rendez-vous.
 

Pensant avoir affaire à une simple commande professionnelle, D. Mbengue se rend sur place. Mais à son arrivée, la situation aurait rapidement dégénéré.
 

Six hommes encagoulés surgissent

Selon la plainte, six hommes encagoulés auraient alors fait irruption et se seraient jetés sur lui. La victime affirme avoir été violemment frappée à l’aide de bâtons télescopiques.
 

Touché notamment à la tête, D. Mbengue aurait réussi à s’échapper malgré ses blessures. Ses cris auraient alerté un passant, qui lui aurait porté secours avant de l'évacuer vers l’hôpital Philippe Maguilène Senghor.
 

Son état a ensuite nécessité plusieurs prises en charge médicales. Il a été transféré successivement vers l’hôpital Général Idrissa Pouye de Grand-Yoff, puis vers l’hôpital Fann, où un scanner aurait été réalisé. Un certificat médical faisant état d’une incapacité totale de travail de 15 jours aurait par la suite été versé au dossier.
 

Une plainte déposée à la brigade de la Foire

Après les faits, D. Mbengue a déposé plainte auprès de la brigade territoriale de la Foire. Les enquêteurs ont procédé aux auditions des différentes personnes citées dans cette affaire.
 

Entendue sur procès-verbal, R. Seck aurait reconnu avoir envoyé des messages vocaux contenant des injures à son voisin. Elle aurait également reconnu avoir partagé son numéro dans un groupe WhatsApp regroupant des moustarchidines. Face aux enquêteurs, elle aurait exprimé des regrets et demandé la clémence.
 

A. Diène, pour sa part, reconnaît avoir téléphoné à D. Mbengue et lui avoir donné rendez-vous à la plage. Elle soutient toutefois que son objectif était uniquement de passer une commande de gâteaux et nie avoir participé à un quelconque guet-apens.
 

Cependant, des témoignages recueillis dans le cadre de l'enquête auraient placé A. Diène sur les lieux au moment de l’agression, en compagnie des six hommes encagoulés.
 

Deux femmes déférées, six hommes recherchés

À l’issue de l’enquête, R. Seck et A. Diène ont été déférées au parquet de Dakar. Elles sont notamment poursuivies dans le cadre de cette affaire pour des faits qualifiés de coups et blessures volontaires ayant entraîné une ITT de 15 jours, injures publiques et mise en danger de la vie d’autrui.
 

Les poursuites font suite à l’agression dont D. Mbengue affirme avoir été victime après avoir publié sur WhatsApp la vidéo de Capitaine Sy.
 

Quant aux six hommes soupçonnés d’avoir participé directement à l’agression, ils restent introuvables. La gendarmerie nationale poursuit les recherches afin de les identifier, de les localiser et de déterminer précisément leur rôle dans cette affaire.
 
L’enquête devra notamment permettre d’établir les circonstances exactes du rendez-vous donné à la victime, l’identité des agresseurs et l’éventuelle implication des différentes personnes citées dans la préparation de l’agression.



Lat Soukabé Fall

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