Face à la presse, les porte-parole du collectif ont tenu à préciser qu'ils ne s'opposent pas à la réalisation de l'autoroute, qu'ils considèrent comme un projet structurant pour le Sénégal. En revanche, ils refusent que sa construction entraîne l'isolement des villages, des familles et des exploitations agricoles.
« Nous demandons la construction de ponts et de tunnels tout au long du tracé. Il faudrait, dans l'idéal, un ouvrage de franchissement tous les kilomètres afin de garantir la libre circulation des personnes, des véhicules et du bétail », ont déclaré les responsables du collectif.
Selon eux, plusieurs villages seront coupés en deux par le passage de l'autoroute. De nombreuses familles possèdent leurs habitations d'un côté et leurs champs, vergers ou pâturages de l'autre. Sans passages adaptés, les déplacements quotidiens deviendront particulièrement difficiles.
Les populations attirent également l'attention sur les conséquences pour les élèves, les patients, les commerçants et les agriculteurs, qui pourraient être contraints d'effectuer de longs détours pour rejoindre les écoles, les postes de santé, les marchés ou leurs terres de culture.
À l'issue de ce point de presse, le collectif a invité l'État, l'AGEROUTE et les partenaires techniques du projet à ouvrir des discussions afin de trouver une solution concertée. Les habitants souhaitent que leurs préoccupations soient prises en compte avant le démarrage des travaux sur le tronçon traversant la commune de Mont-Rolland.
Tout en réaffirmant leur soutien au développement des infrastructures nationales, les populations préviennent qu'elles resteront mobilisées jusqu'à l'obtention de garanties sur la réalisation de ponts, de tunnels et d'autres aménagements destinés à préserver la mobilité et la cohésion des villages concernés.