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L'Actualité au Sénégal

Sénégal : près d'un camion sur deux circule encore en surcharge, selon le ministère


Rédigé le Vendredi 3 Juillet 2026 à 10:32 | Lu 58 fois Rédigé par


Le ministère des Infrastructures alerte sur la forte proportion de camions en surcharge au Sénégal, malgré les dispositifs de contrôle et les normes de l'UEMOA.


 
Le ministère des Infrastructures tire la sonnette d'alarme face à la persistance de la surcharge des véhicules lourds au Sénégal. Les données du contrôle routier pour le mois d'avril 2026 révèlent que 47,71 % des 148 885 camions inspectés dépassaient les limites autorisées, malgré une marge de tolérance de 20 % appliquée lors des opérations de pesage.
Présentant ces chiffres lors d'un atelier national consacré à l'application du Règlement n°14 de l'UEMOA, le secrétaire général du ministère, Abdoulaye Guèye, a estimé que cette situation représente une lourde menace pour les finances publiques en raison des dégâts causés aux infrastructures routières.
Selon les autorités, les excès de charge accélèrent la dégradation des chaussées et augmentent considérablement les coûts de réhabilitation et d'entretien du réseau routier. Le Règlement n°14 de l'UEMOA, adopté en 2005, fixe une charge maximale de 11,5 tonnes par essieu et prévoit des sanctions en cas de dépassement afin de préserver les infrastructures, renforcer la sécurité routière et garantir une concurrence équitable entre transporteurs.
Le Sénégal applique cette réglementation depuis 2012 et dispose aujourd'hui de 24 postes fixes de pesage ainsi que de cinq brigades mobiles, soit le dispositif de contrôle le plus développé de l'espace UEMOA. Si ces moyens ont permis de réduire les cas de surcharge les plus importants, les autorités constatent que de nombreuses infractions persistent, notamment avec des véhicules modifiés ou ne respectant pas les normes.
Le ministère rappelle que l'objectif fixé au lancement du dispositif était de ramener le taux de surcharge en dessous de 10 % dans un délai de cinq ans. Plus d'une décennie après, ce résultat n'a toujours pas été atteint.
Les autorités soulignent toutefois que le Sénégal fait partie des États les plus avancés dans l'application du règlement communautaire, même si certaines dispositions restent à harmoniser. Le pays maintient notamment une marge de tolérance de 20 %, supérieure aux 15 % prévus au niveau communautaire, tandis que son système de sanctions doit encore être aligné sur les normes de l'UEMOA.
Enfin, le ministère assure que les prochaines réformes prendront en compte les préoccupations des transporteurs, tout en poursuivant les objectifs de protection des infrastructures routières et d'amélioration de la sécurité des usagers.



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