« Valdiodio » s’appuie sur les souvenirs d’Amina, qui avait dix ans lorsque son père est arrêté en pleine crise politique de 1962. À l’époque, Valdiodio Ndiaye – avocat, ministre et maire de Kaolack – est une personnalité respectée, mais ses positions souverainistes et son franc-parler dérangent au sommet de l’État.
Accusé de tentative de coup d’État aux côtés de Mamadou Dia, alors président du Conseil, il est condamné malgré un procureur général qui ne requiert aucune peine. Le verdict tombe : vingt ans de prison. La famille, elle, est expulsée vers la France, tandis que Valdiodio est transféré au centre spécial de Kédougou, dans le sud du Sénégal.
Durant toute sa détention, il clame son innocence. Des avocats de renom, dont Robert Badinter et Abdoulaye Wade, prennent sa défense. Libéré en 1974, il retrouve sa robe d’avocat à Dakar, loin des premiers rôles politiques.
Un tournage freiné par les obstacles financiers
Pour mener à bien ce projet, Amina N’Diaye Leclerc a dû surmonter de nombreux obstacles financiers. Le film a finalement vu le jour grâce au soutien de TV5 Monde, de l’Organisation internationale de la Francophonie et du Fopica, le fonds public sénégalais dédié au cinéma.
Mais la réalisatrice lance aujourd’hui un appel aux autorités sénégalaises : les retards dans le versement des aides compromettent gravement la viabilité de la fiction au Sénégal. « C'est plus compliqué de faire financer des films politiques. D'autant plus que je m'attaque un peu à un sujet qui est celui de la décolonisation », explique-t-elle.
Je pense qu'ils [le Fopica, NDLR] ne se rendent pas compte que pour une fiction, ce sont des sommes qui sont assez énormes et que nous, producteurs, si un tiers de la somme n'est pas là en temps voulu, c'est terrible pour nous parce qu'on doit contracter des emprunts à des taux très élevés.
Pour Amina N’Diaye Leclerc, réalisatrice du film, il faut que le Fopica respecte les délais de paiement
Le film, à l’image soignée, a été tourné entre Dakar, le Sine-Saloum et le sud de la France. « Valdiodio » est à l’affiche dans les salles dakaroises jusqu’à la fin décembre.
Accusé de tentative de coup d’État aux côtés de Mamadou Dia, alors président du Conseil, il est condamné malgré un procureur général qui ne requiert aucune peine. Le verdict tombe : vingt ans de prison. La famille, elle, est expulsée vers la France, tandis que Valdiodio est transféré au centre spécial de Kédougou, dans le sud du Sénégal.
Durant toute sa détention, il clame son innocence. Des avocats de renom, dont Robert Badinter et Abdoulaye Wade, prennent sa défense. Libéré en 1974, il retrouve sa robe d’avocat à Dakar, loin des premiers rôles politiques.
Un tournage freiné par les obstacles financiers
Pour mener à bien ce projet, Amina N’Diaye Leclerc a dû surmonter de nombreux obstacles financiers. Le film a finalement vu le jour grâce au soutien de TV5 Monde, de l’Organisation internationale de la Francophonie et du Fopica, le fonds public sénégalais dédié au cinéma.
Mais la réalisatrice lance aujourd’hui un appel aux autorités sénégalaises : les retards dans le versement des aides compromettent gravement la viabilité de la fiction au Sénégal. « C'est plus compliqué de faire financer des films politiques. D'autant plus que je m'attaque un peu à un sujet qui est celui de la décolonisation », explique-t-elle.
Je pense qu'ils [le Fopica, NDLR] ne se rendent pas compte que pour une fiction, ce sont des sommes qui sont assez énormes et que nous, producteurs, si un tiers de la somme n'est pas là en temps voulu, c'est terrible pour nous parce qu'on doit contracter des emprunts à des taux très élevés.
Pour Amina N’Diaye Leclerc, réalisatrice du film, il faut que le Fopica respecte les délais de paiement
Le film, à l’image soignée, a été tourné entre Dakar, le Sine-Saloum et le sud de la France. « Valdiodio » est à l’affiche dans les salles dakaroises jusqu’à la fin décembre.

