Ce matin-là, aux environs de 7 heures, la jeune M. Baldé se rend à pied au lycée Limamou Laye lorsqu’elle est interceptée par son agresseur. Armé d’un couteau, S. Diallo tente de lui arracher son téléphone portable. Face à la résistance de la victime, la situation dégénère rapidement.
L’accusé lui porte deux coups de couteau au niveau de la fesse, la laissant grièvement blessée. La scène aurait pu virer au drame sans l’intervention d’un passant courageux qui réussit à maîtriser l’agresseur avant de le livrer aux vigiles.
Transportée d’urgence à l’hôpital de Thiaroye, la victime survivra, mais gardera des séquelles physiques et psychologiques importantes. Le certificat médical évoque un traumatisme durable.
À la barre, S. Diallo reconnaît les faits, mais tente de les atténuer en invoquant une ivresse totale. Une ligne de défense immédiatement rejetée par le procureur, qui rappelle avec fermeté que l’alcool ne saurait constituer une excuse en droit pénal sénégalais.
Le profil de l’accusé, décrit comme violent et récidiviste par plusieurs témoins, renforce la gravité du dossier. Même sa propre mère l’aurait qualifié d’« agresseur notoire » lors de l’enquête.
Face à ces éléments accablants, le ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité. La défense, de son côté, plaide pour une seconde chance, évoquant un homme qui se serait amendé en prison.
Le verdict, attendu le 12 juin, sera scruté de près dans un contexte où la question de l’insécurité reste au cœur des préoccupations.
