P. M. Niang, âgé de 58 ans, est soupçonné d’avoir utilisé le passeport de sa première épouse au profit de sa seconde épouse.
L’histoire remonterait à plusieurs décennies.
À l’époque, l’homme aurait récupéré le passeport de sa première femme, F. Mbaye.
Selon les éléments du dossier, il aurait expliqué vouloir l’aider dans une démarche administrative liée à un voyage en Italie.
Mais le document ne lui aurait jamais été rendu.
Des années plus tard, la première épouse aurait découvert que son passeport avait été utilisé d’une manière qu’elle n’avait pas autorisée.
Plus troublant encore, la photographie figurant sur le document aurait été remplacée par celle de sa coépouse, une ressortissante nigériane.
La découverte aurait été faite au domicile d’un membre de la famille.
La victime présumée aurait alors alerté les autorités.
Les investigations de la Division des investigations criminelles ont permis d’examiner les documents concernés.
Les services compétents auraient confirmé que des documents portant l’identité de F. Mbaye avaient été établis avec la photographie d’une autre personne.
Le dossier a pris une nouvelle dimension lorsque les enquêteurs ont cherché à comprendre comment ces documents avaient pu être utilisés dans différentes démarches administratives.
P. M. Niang aurait contesté les accusations.
Selon sa version, son ancienne épouse lui aurait volontairement cédé son identité en échange d’une somme d’argent.
Cette explication est contestée et doit être vérifiée dans le cadre de l’enquête.
Les enquêteurs cherchent notamment à établir qui a fourni les documents, qui les a modifiés et dans quelles conditions ils ont été utilisés.
Le dossier met en lumière les conséquences potentiellement considérables d’une usurpation d’identité.
Un document d’identité ou un passeport peut en effet être utilisé pour accomplir de nombreuses démarches administratives, financières ou migratoires.
Dans cette affaire, les enquêteurs devront donc déterminer l’étendue exacte de l’utilisation présumée de l’identité de F. Mbaye.
Le mis en cause a été déféré devant la justice.
La suite de la procédure permettra de déterminer si les accusations sont établies et quelles responsabilités devront être retenues.
