Trois vigiles poursuivis après le décès d’un homme
Une affaire de violences ayant entraîné la mort est désormais entre les mains de la justice aux Parcelles Assainies. Trois vigiles ont été déférés au parquet par le commissariat des Parcelles Assainies pour des faits qualifiés de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort.Les faits remontent au 9 août, vers 5 heures du matin. Les trois agents de sécurité s’étaient rendus au commissariat avec un homme qu’ils présentaient comme un voleur interpellé dans le secteur de la Patte d’Oie.
L’état de santé de cet homme était alors particulièrement préoccupant. Il ne pouvait ni se tenir debout ni communiquer son identité. Les policiers ont donc décidé de le faire évacuer rapidement vers une structure sanitaire.
L’homme est toutefois décédé pendant son transfert, avant d’atteindre l’hôpital Abass Ndao.
Les enquêteurs ont ensuite entendu les trois vigiles afin de déterminer les circonstances ayant précédé l’arrivée au commissariat. Ceux-ci ont reconnu avoir ligoté l’homme après l’avoir, selon leurs déclarations, surpris alors qu’il tentait de forcer un véhicule stationné.
Les agents de sécurité ont en revanche nié l’avoir violemment frappé.
Les résultats de l’autopsie auraient cependant remis en cause cette version. Les conclusions médico-légales ont conduit les enquêteurs à approfondir les circonstances dans lesquelles l’homme avait été pris en charge par les vigiles.
Son état au moment de son arrivée au commissariat, son incapacité à se tenir debout ou à décliner son identité, ainsi que son décès durant son évacuation ont renforcé les interrogations autour des conditions de son interpellation.
Les trois vigiles ont finalement été déférés au parquet pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort.
Au moment de la publication des informations, l’identité de la victime restait inconnue. Les investigations doivent donc également permettre de l’identifier et, éventuellement, de retrouver ses proches.