Menu
L'Actualité au Sénégal

Ousmane Sonko défend la position du Sénégal sur la législation relative à l’homosexualité


Rédigé le Lundi 15 Juin 2026 à 09:34 | Lu 31 fois Rédigé par


Lors d’un entretien accordé à France 24, Ousmane Sonko a réaffirmé la position du Sénégal concernant la législation sur l’homosexualité, invoquant la souveraineté nationale et le respect des choix de société du pays.


 
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a réaffirmé sa position sur la législation sénégalaise concernant l’homosexualité lors d’un entretien accordé à France 24. Répondant aux critiques émises par plusieurs organisations de défense des droits humains, des responsables des Nations unies et certains partenaires étrangers, il a défendu la politique actuellement appliquée au Sénégal.
Interrogé sur une éventuelle modification du cadre juridique en vigueur, le leader de PASTEF a été catégorique. Il a affirmé qu’aucun retour en arrière n’était envisagé et a indiqué qu’un renforcement des dispositions existantes pourrait même être envisagé si la situation l’exigeait.
Selon lui, la pénalisation des relations homosexuelles ne constitue pas une mesure introduite par les autorités actuelles. Il a rappelé que cette disposition figure depuis plusieurs décennies dans le Code pénal sénégalais et remonte à la période du président Léopold Sédar Senghor. Il a également souligné que des arrestations liées à cette infraction avaient déjà eu lieu sous les précédents gouvernements.
Revenant sur les critiques internationales évoquant une prétendue « chasse aux homosexuels », Ousmane Sonko a rejeté cette interprétation. Il estime que certaines analyses omettent des éléments importants de plusieurs dossiers récents, notamment des accusations portant sur la transmission volontaire du VIH, qui auraient également été prises en compte dans certaines procédures.
Le président de l’Assemblée nationale a ensuite placé le débat sur le terrain de la souveraineté nationale. À ses yeux, chaque État doit pouvoir adopter des lois en fonction de ses réalités sociales, culturelles et juridiques, sans subir de pressions extérieures. Il a ainsi insisté sur le droit du Sénégal à définir ses propres orientations conformément aux valeurs et aux convictions majoritaires de sa population.
Dans le même esprit, il a dénoncé ce qu’il considère comme un traitement à géométrie variable dans les relations internationales. Il a notamment évoqué certaines lois françaises ayant fait l’objet de critiques d’organismes internationaux, estimant que le Sénégal ne s’était jamais prononcé sur ces débats relevant de la politique intérieure française.
Cette prise de position confirme la volonté des responsables de PASTEF de maintenir leur ligne sur cette question de société. Elle intervient alors que plusieurs organisations internationales continuent de plaider en faveur d’une dépénalisation de l’homosexualité au Sénégal.
Au-delà des réactions qu’elle suscite, cette déclaration apparaît également comme un message adressé à l’opinion publique nationale. Dans un contexte marqué par des tensions politiques internes, Ousmane Sonko réaffirme son attachement aux valeurs culturelles et religieuses qu’il considère comme les fondements de la société sénégalaise.