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Ngaparou : après 33 ans de mariage, un conflit entre ex-époux devant la justice


Rédigé le Samedi 8 Août 2026 à 09:35 | Lu 80 fois Rédigé par


À Ngaparou, un ancien couple marié pendant 33 ans s’oppose devant la justice sur fond d’accusations de diffamation, de conflit immobilier et de remariage.


 

Après 33 années de vie conjugale, un ancien couple se retrouve devant le tribunal d’instance de Mbour dans une affaire mêlant divorce, accusations de diffamation, désaccord autour du domicile familial et remariage.
Âgée de 60 ans, l’ancienne épouse a porté plainte contre son ex-mari, âgé de 64 ans. Elle lui reproche notamment d’avoir, depuis mars 2026, tenu auprès de plusieurs personnes des propos portant atteinte à sa réputation.
Selon ses déclarations, son ancien conjoint l’aurait accusée auprès de tiers d’entretenir des relations intimes avec d’autres hommes dans leur maison. Elle affirme également qu’il aurait tenu des propos dégradants à son sujet devant leurs enfants mariés.
Estimant que ces accusations lui portent gravement préjudice, la sexagénaire avait saisi la brigade de gendarmerie de Ngaparou.
À l’audience, l’ancien mari a rejeté les accusations de diffamation. Il a présenté le différend comme étant principalement lié au logement familial, affirmant que son ex-épouse refuserait de quitter la maison malgré leur divorce.
La plaignante livre une autre version. Elle estime que le conflit aurait véritablement commencé après le remariage de son ancien conjoint avec une jeune femme de la localité. D’après elle, ce dernier lui aurait expliqué que sa nouvelle épouse ne voulait pas vivre sous le même toit qu’elle et aurait ainsi entrepris de la faire partir de la demeure.
L’ancienne épouse affirme également avoir largement contribué à la construction de cette maison, au prix de nombreux sacrifices consentis pendant plus de trois décennies. Elle soutient que le terrain serait détenu par les deux anciens conjoints, tout en estimant avoir fourni l’essentiel des efforts nécessaires à la réalisation de la demeure.
Elle accuse par ailleurs son ex-mari d’avoir falsifié, à son insu, certains documents administratifs liés à la maison dans le but de se l’approprier. Cette accusation, comme les autres déclarations formulées par la plaignante, n’est pas présentée comme un fait judiciairement établi.
Au cours de l’audience, elle a également produit des messages vocaux pour illustrer, selon elle, la complexité des relations entre les deux anciens époux. Elle affirme que son ex-mari lui aurait proposé une réconciliation accompagnée d’une somme de 100 000 FCFA, proposition qu’elle dit avoir refusée.
Malgré le divorce et le remariage de son ancien conjoint, elle maintient son refus de quitter la demeure familiale.
Après les débats, le procureur de la République a requis l’application de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 3 septembre prochain.

dakaractu



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