Menu
Le Portail de Thiès sur le Web
L'Actualité au Sénégal

Liberté provisoire : la défense de Farba Ngom dénonce une différence de traitement


Rédigé le Mardi 13 Janvier 2026 à 09:12 | Lu 67 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


L’affaire Farba Ngom connaît un nouveau rebondissement judiciaire qui suscite une vive polémique. Devant la Cour suprême, le pourvoi introduit contre une décision de la Chambre d’accusation financière relative à la liberté provisoire de l’ancien député a été rejeté par la haute juridiction. Une décision qui contraste fortement, selon la défense, avec une ordonnance parallèle du juge d’instruction financier accordant la liberté provisoire à Farba Ngom ainsi qu’à Tahirou Sarr, tous deux poursuivis dans le même dossier.


Selon les avocats de la défense, les deux mis en cause sont poursuivis pour des faits identiques, l’un étant présenté comme auteur principal, l’autre comme complice, dans des dossiers qu’ils estiment « intrinsèquement liés ». Ils soutiennent que les motivations ayant conduit le juge d’instruction à accorder la liberté provisoire sont rigoureusement les mêmes pour les deux hommes, allant jusqu’à affirmer qu’elles auraient été rédigées dans des termes similaires.

Dans ces conditions, les conseils de la défense indiquent que la libération des deux prévenus était attendue à l’expiration des délais d’appel. Toutefois, un événement est venu bouleverser cette perspective : le parquet aurait décidé d’interjeter appel uniquement contre la décision concernant Farba Ngom, laissant ainsi intacte celle favorable à Tahirou Sarr.

Cette démarche est vigoureusement contestée par la défense, qui y voit une différence de traitement injustifiée. « Laisser l’un libre et maintenir l’autre en détention, alors qu’ils sont poursuivis pour les mêmes faits, n’est ni cohérent ni conforme au principe d’égalité devant la justice », déclare un avocat du dossier.

Tout en réaffirmant leur respect du principe de la présomption d’innocence, les conseils de Farba Ngom vont plus loin en évoquant l’existence de « motivations politiques » susceptibles d’expliquer le maintien en détention de leur client. Une accusation grave, à laquelle les autorités judiciaires n’ont, pour l’heure, apporté aucune réaction officielle.

La défense annonce toutefois son intention de saisir les instances compétentes afin de faire valoir ce qu’elle considère comme une atteinte aux droits fondamentaux de son client, dans un dossier devenu hautement sensible sur les plans judiciaire et politique.



Lat Soukabé Fall

Nouveau commentaire :