Selon les avocats de la défense, les deux mis en cause sont poursuivis pour des faits identiques, l’un étant présenté comme auteur principal, l’autre comme complice, dans des dossiers qu’ils estiment « intrinsèquement liés ». Ils soutiennent que les motivations ayant conduit le juge d’instruction à accorder la liberté provisoire sont rigoureusement les mêmes pour les deux hommes, allant jusqu’à affirmer qu’elles auraient été rédigées dans des termes similaires.
Dans ces conditions, les conseils de la défense indiquent que la libération des deux prévenus était attendue à l’expiration des délais d’appel. Toutefois, un événement est venu bouleverser cette perspective : le parquet aurait décidé d’interjeter appel uniquement contre la décision concernant Farba Ngom, laissant ainsi intacte celle favorable à Tahirou Sarr.
Cette démarche est vigoureusement contestée par la défense, qui y voit une différence de traitement injustifiée. « Laisser l’un libre et maintenir l’autre en détention, alors qu’ils sont poursuivis pour les mêmes faits, n’est ni cohérent ni conforme au principe d’égalité devant la justice », déclare un avocat du dossier.
Tout en réaffirmant leur respect du principe de la présomption d’innocence, les conseils de Farba Ngom vont plus loin en évoquant l’existence de « motivations politiques » susceptibles d’expliquer le maintien en détention de leur client. Une accusation grave, à laquelle les autorités judiciaires n’ont, pour l’heure, apporté aucune réaction officielle.
La défense annonce toutefois son intention de saisir les instances compétentes afin de faire valoir ce qu’elle considère comme une atteinte aux droits fondamentaux de son client, dans un dossier devenu hautement sensible sur les plans judiciaire et politique.

