Menu
Le Portail de Thiès sur le Web
L'Actualité au Sénégal

Le CDEPS dénonce des propos jugés diffamatoires d’un député contre la presse sénégalaise


Rédigé le Jeudi 15 Janvier 2026 à 07:33 | Lu 52 fois Rédigé par


Le CDEPS condamne les déclarations du député Cheikh Bara Ndiaye, qu’il accuse de diffuser des informations infondées visant la presse privée sénégalaise.


 

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a rendu public, mardi, un communiqué dans lequel il exprime sa vive réprobation face aux déclarations du député Cheikh Bara Ndiaye. Ces propos ont été tenus lors d’une conférence de presse organisée le 13 janvier 2026 sur le plateau de Seneweb.

Selon Mamadou Ibra Kane et les membres du CDEPS, le parlementaire a formulé des accusations qualifiées de graves et sans fondement à l’encontre du secteur de la presse sénégalaise. Il lui est reproché d’avoir affirmé que Farba Ngom serait à l’origine de la journée sans presse observée le 13 août 2024 et qu’il en aurait assuré l’organisation. L’organisation professionnelle rejette catégoriquement ces affirmations, qu’elle décrit comme des contre-vérités dépourvues de toute objectivité.

Un climat jugé défavorable à la presse privée

Le CDEPS estime que ces déclarations s’inscrivent dans un contexte plus large de remise en cause systématique de la presse privée par les responsables du régime en place. Il rappelle que la mobilisation des médias en août 2024 avait pour seul objectif de dénoncer des atteintes répétées aux libertés fondamentales de la presse.

Près de deux ans après l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, le Conseil affirme que la presse privée continue de faire face à une politique qu’il considère comme méthodique et persistante de fragilisation. Celle-ci se traduirait notamment par des contrôles fiscaux ciblés, des blocages de comptes bancaires, l’absence de règlement de créances dues par l’État, la suppression de certains bouquets télévisuels ainsi que des limitations d’accès aux événements officiels.

Le communiqué fait également référence à des tentatives visant à remettre en cause l’existence légale de certains médias privés à travers des arrêtés administratifs, lesquels ont été annulés par les juridictions compétentes.

Une association contestée entre deux événements distincts

Le CDEPS s’étonne par ailleurs du rapprochement établi entre la journée sans presse d’août 2024 et l’interpellation de Farba Ngom survenue en février 2025. L’organisation considère ce lien comme artificiel et estime qu’il pourrait traduire une volonté de peser sur l’opinion publique.

Face à ces faits, le Conseil annonce son intention d’engager toutes les actions juridiques qu’il jugera nécessaires à la suite de ces propos. Il appelle également l’ensemble des acteurs des médias à ne pas cautionner, que ce soit par passivité ou par silence, toute entreprise visant à porter atteinte à l’image et à la crédibilité de la presse privée sénégalaise.




Nouveau commentaire :