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DPG du Premier ministre : le mouvement Thiès d’Abord appelle à la clarification et au dialogue institutionnel


Rédigé le Vendredi 28 Août 2026 à 21:37 | Lu 52 fois Rédigé par



DPG du Premier ministre : le mouvement Thiès d’Abord appelle à la clarification et au dialogue institutionnel
À quelques jours de la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, prévue le 1er septembre, le Mouvement Thiès d’Abord, dirigé par Me Habib Vitin, appelle à la responsabilité républicaine, à la clarification et au dialogue entre les institutions. Dans une déclaration, le mouvement estime que la DPG constitue « un moment essentiel de notre démocratie », devant permettre au Gouvernement de présenter sa vision et à l’Assemblée nationale d’exercer pleinement sa mission de contrôle et d’évaluation de l’action gouvernementale. Pour Thiès d’Abord, cette échéance ne doit cependant pas être synonyme de confrontation entre l’Exécutif et le Parlement. « Ce moment ne doit donc pas être celui de la confrontation, mais celui de la clarification et du dialogue », souligne le mouvement. Quatre propositions de loi constitutionnelle censurées Le mouvement dirigé par Me Habib Vitin s’inquiète également de la multiplication des censures du Conseil constitutionnel concernant des initiatives parlementaires. « En quelques mois, quatre propositions de loi constitutionnelle ont été censurées par le Conseil constitutionnel. Quatre propositions, quatre censures. Cette situation doit nous interpeller collectivement », déclare Thiès d’Abord. Selon le mouvement, cette situation démontre au minimum la nécessité d’un dialogue plus approfondi entre les différentes institutions avant toute nouvelle initiative portant sur la Constitution. Thiès d’Abord précise toutefois qu’il ne remet pas en cause le droit d’initiative du Parlement. Il estime néanmoins que ce droit doit être exercé « avec rigueur, responsabilité et concertation ». Le mouvement appelle également le Gouvernement à ne pas rester spectateur face aux éventuelles tensions entre l’Exécutif et sa majorité parlementaire. Un appel au Premier ministre et à l’Assemblée nationale Dans ce contexte, Thiès d’Abord lance un appel au Premier ministre afin que sa Déclaration de Politique Générale permette de « clarifier la position du Gouvernement et d’ouvrir une nouvelle page dans les relations avec l’Assemblée nationale ». À l’endroit des députés, le mouvement demande l’exercice plein et entier de leurs prérogatives, mais dans « un esprit de responsabilité et de respect de l’équilibre des institutions ». Le mouvement insiste surtout sur la nécessité d’instaurer un dialogue institutionnel « franc, direct et permanent » entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale. « Se parler avant de s’affronter » Pour Thiès d’Abord, le dialogue doit permettre d’éviter que les divergences institutionnelles ne se transforment en crises. « Un dialogue qui permet de se parler avant de s’affronter. Un dialogue qui permet de corriger les erreurs avant qu’elles ne deviennent des crises », plaide le mouvement. Il souhaite également que ce cadre de concertation permette de construire les réformes nécessaires plutôt que de multiplier les initiatives susceptibles d’être censurées. Sur la question constitutionnelle, le mouvement se veut catégorique : « Notre Constitution n’est ni un terrain de jeu politique, ni un instrument de règlement de comptes. Elle appartient à la Nation. » Les préoccupations économiques et sociales au cœur du débat Au-delà des tensions institutionnelles, Thiès d’Abord rappelle que les Sénégalais restent confrontés à d’importantes difficultés économiques et sociales. Le mouvement cite notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, les inondations, le coût de la vie, l’investissement et la relance de l’économie parmi les principales préoccupations auxquelles les autorités doivent apporter des réponses. Pour Me Habib Vitin et ses camarades, les Sénégalais attendent surtout que les institutions de la République travaillent de manière concertée. « Le Gouvernement doit gouverner. L’Assemblée doit contrôler et légiférer. Mais les deux doivent se parler. C’est cela, la responsabilité républicaine », soutient le mouvement. En conclusion, Thiès d’Abord appelle le Premier ministre et l’Assemblée nationale à saisir la DPG du 1er septembre comme une occasion d’apaisement, de vérité et de dialogue institutionnel. Le mouvement estime que le Sénégal n’a pas besoin d’une « guerre entre institutions », mais plutôt d’institutions capables de se parler, de se respecter et de travailler ensemble au service des citoyens.



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