À Fahu, le reboisement prend les allures d’une mobilisation citoyenne contre le dérèglement climatique. Le projet Adaptation basée sur les Écosystèmes (AbE), en collaboration avec l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte, a mené une opération de plantation avec l’implication du conseil de quartier. Le chef de quartier, Pape Diouf, s’est félicité d’une initiative appelée à améliorer durablement le cadre de vie des populations.
À Thiès, Fahu se met au vert. Autorités locales, techniciens, jeunes, femmes et habitants du quartier se sont retrouvés autour d’une activité de reboisement portée par le projet Adaptation basée sur les Écosystèmes (AbE) et les acteurs de la Grande Muraille Verte.
L’opération dépasse la simple mise en terre de plants. Elle s’inscrit dans une réponse plus large aux effets du changement climatique, particulièrement à la dégradation des sols, à l’érosion et aux risques d’inondation qui affectent la ville et le plateau de Thiès.
« Le Sénégal est confronté aux difficultés liées au réchauffement climatique. Il faut reboiser au maximum de nos possibilités », a souligné l’un des responsables techniques de l’opération. Pour les initiateurs, restaurer le couvert végétal permet de protéger les sols, de renforcer les écosystèmes et d’améliorer leur capacité à absorber les conséquences des dérèglements climatiques.
Le projet AbE poursuit précisément cet objectif de résilience. Il intervient notamment dans la ville et le plateau de Thiès et ambitionne de renforcer la résistance des écosystèmes et des communautés face aux sécheresses et aux inondations.
Pape Diouf salue la mobilisation de Fahu
Présent aux côtés des populations, le chef de quartier de Fahu, Pape Diouf, a salué l’initiative et l’implication des différents partenaires.« Au nom de tous les habitants, nous ne pouvons que nous féliciter de cette initiative », a-t-il indiqué en substance, mettant en avant la disponibilité du quartier à accompagner les actions destinées à préserver son environnement.
Le choix de Fahu résulte également d’une démarche concertée avec le conseil de quartier. Jeunes et femmes ont été associés à la mobilisation, dans une logique où la réussite du reboisement ne se mesure pas seulement au nombre d’arbres plantés, mais surtout à leur protection et à leur entretien dans la durée.
À Fahu, l’arbre devient ainsi plus qu’un symbole : un instrument de protection du territoire, de lutte contre la dégradation environnementale et d’adaptation au changement climatique.
▶️ VIDÉO – ACTIVITÉ DE REBOISEMENT : AbE ET GRANDE MURAILLE VERTE À FAHU