À Bakel, Matam, Podor et Richard-Toll, les niveaux observés ne présentent pas, à ce stade, de situation préoccupante. La seule évolution notable concerne la station de Matam, où une légère hausse de 12 centimètres a été enregistrée au cours des dernières 24 heures.
Le débit du fleuve fait néanmoins l’objet d’une attention particulière, notamment au niveau de Diama. Selon les données communiquées par les services hydrologiques, 808 mètres cubes d’eau par seconde sont actuellement lâchés à Diama. Ce débit est volontairement maintenu à un niveau maîtrisé afin de permettre aux autorités de préparer le passage de la prochaine montée des eaux et de limiter les risques de conséquences importantes en aval, notamment dans la zone de Saint-Louis.
Manantali encore sous sa cote normale
La situation de la retenue de Manantali constitue également un élément important dans le suivi hydrologique du bassin. Les données provenant du haut bassin n’étaient toutefois pas encore disponibles au moment de la publication du bulletin du 26 août.
À titre comparatif, à la même date en 2025, le niveau de la retenue était de 203,76 mètres, avec un débit turbiné de 197 m³/s.
Les références hydrologiques indiquent que la cote normale de la retenue de Manantali est fixée à 208,05 mètres IGN, tandis que la cote exceptionnelle est de 211 mètres. Les autorités suivent donc avec attention l’évolution du niveau de la retenue, particulièrement à l’approche de la période de crue.
La Falémé en baisse à Kidira
Du côté des affluents du fleuve Sénégal, la tendance observée à la station de Kidira est actuellement à la baisse.
Ce mercredi matin, la Falémé affichait une hauteur de 3,71 mètres, contre 8,38 mètres à la même période de l’année 2025. Le niveau a ainsi enregistré une baisse de 15 centimètres en l’espace d’une journée.
Cette évolution témoigne d'une situation encore relativement contenue sur cet affluent, même si les services compétents continuent de suivre quotidiennement les variations des niveaux d’eau.
Des données encore attendues sur le Bakoye
Sur le Bakoye, les relevés du jour n’étaient pas encore disponibles à la station de Oualia au moment de l’établissement du bulletin.
Le dernier niveau connu était de 2,90 mètres, contre 5,50 mètres à la même période en 2025. Là encore, l’écart avec les valeurs enregistrées l’année précédente montre une situation hydrologique différente, mais les services restent attentifs à l’évolution des prochains jours.
Saint-Louis se prépare au passage de la crue
Au-delà des chiffres enregistrés aux différentes stations, l’un des principaux enjeux demeure la gestion du passage de la crue vers l’aval du bassin.
La réduction du débit à Diama s’inscrit dans cette logique de contrôle. L’objectif est de disposer d’une marge de manœuvre suffisante pour accompagner l’évolution des niveaux d’eau et éviter une arrivée brutale de volumes importants vers les zones situées en aval.
Pour les populations riveraines, notamment dans les secteurs exposés aux débordements, la surveillance demeure donc de mise. Les données hydrologiques peuvent évoluer rapidement en fonction des précipitations enregistrées dans le haut bassin et de la gestion des ouvrages hydrauliques.
À ce stade, le bulletin du 26 août ne fait pas état d’une situation d’alerte aux principales stations suivies. Les niveaux restent contenus et les autorités hydrologiques poursuivent leur suivi quotidien.
La vigilance reste toutefois nécessaire, car la situation du fleuve Sénégal dépend de plusieurs paramètres, notamment les apports provenant du haut bassin, l’évolution des affluents, le niveau des retenues et la gestion des lâchers d’eau.
Le chiffre de 808 m³/s enregistré à Diama constitue ainsi l’un des indicateurs majeurs suivis par les services compétents dans la préparation et la gestion de la prochaine phase de montée des eaux.