Les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar maintiennent la pression pour le paiement intégral de leurs bourses. Trois jours d'affrontements ont opposé manifestants et forces de l’ordre, provoquant plusieurs blessés et des dégâts matériels.
Selon des sources policières citées par L’Observateur, les journées du mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 novembre ont été marquées par de violents affrontements autour et à l’intérieur du campus universitaire. Jets de pierres, barricades érigées et pneus incendiés ont rythmé les échauffourées.
Deux étudiants interpellés ont été relâchés dans la foulée, mais ces arrestations n’ont fait qu’attiser la détermination des manifestants. Deux policiers ont été légèrement blessés, l’un à la tête et l’autre au dos. Une étudiante a également été touchée par un projectile.
Face à l’escalade des violences, le doyen de la Faculté de Médecine a annoncé la suspension temporaire des cours jusqu’au 1ᵉʳ décembre, afin de préserver la sécurité du personnel enseignant et des étudiants.
Le jeudi, les heurts ont éclaté dès 7 heures du matin avant de reprendre dans l’après-midi, entre 15 h et 19 h, dans une ambiance électrique ponctuée d’un « concert de casseroles » dans tout le campus social.
En fin de journée, les tensions ont dégénéré au sein même du campus : des restaurants privés ont été saccagés, des véhicules personnels endommagés et des étudiants auraient tenté de mettre le feu à des carcasses en y versant de l’essence.
Dans un communiqué relayé par la presse, le Collectif des Amicales s’est dissocié de ces exactions, dénonçant des actes isolés et contraires à l’esprit de leur mobilisation pacifique.
Alors que les revendications restent inchangées et qu’aucune solution durable ne semble encore trouvée, le climat demeure explosif à l’UCAD. Les prochaines négociations entre les représentants des étudiants et les autorités seront décisives pour une éventuelle sortie de crise.
