Les deux hommes auraient conclu un accord précis concernant la gestion de l’entreprise. Le gérant devait percevoir 18 % des bénéfices mensuels tandis que les 82 % restants devaient être versés sur un compte bancaire appartenant au propriétaire.
L’entrepreneur ne s’est toutefois pas limité à cette première activité. Depuis l’étranger, il aurait également envoyé cinq millions de francs CFA à son gérant afin de procéder à l’acquisition de deux autres boulangeries.
Mais lorsque M. Thiam revient au Sénégal, il aurait découvert une situation très différente de celle qu’il imaginait. Les deux boulangeries supplémentaires n’auraient jamais été achetées et les cinq millions de francs CFA auraient disparu.
D’autres anomalies auraient également été constatées dans la gestion de l’établissement. Le propriétaire aurait notamment découvert des trous de trésorerie concernant d’importantes commandes de farine. Une fraude au compteur électrique constatée par la Senelec aurait également été relevée dans le dossier.
Face à cette situation, l’entrepreneur décide de saisir la justice. Au cours de l’enquête, S. Diop aurait reconnu certains faits, avant de présenter une autre version devant le tribunal. À la barre, il aurait notamment soutenu ne reconnaître qu’une dette de 2,6 millions de francs CFA.
Le tribunal de Diourbel a finalement condamné le gérant à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour abus de confiance. Il devra également verser 15 millions de francs CFA de dommages et intérêts à son ancien employeur.
Une affaire qui illustre les conséquences judiciaires pouvant découler d'une mauvaise gestion de fonds confiés dans le cadre d'une relation professionnelle.

