Un réparateur de smartphones âgé de 28 ans, identifié comme M. Diabaye, a été condamné à un mois de prison ferme après avoir réalisé et diffusé un montage présentant sa voisine mariée comme une femme proposant des relations tarifées.
Le tribunal lui a également ordonné de verser 350 000 FCFA de dommages et intérêts à la victime.
Une photo récupérée sur TikTok
Les faits se sont déroulés au quartier Ndamatou, à Touba.
La victime, Mme Diaw, est une femme mariée et mère de trois enfants.
Sa vie familiale a été bouleversée lorsqu’une vidéo diffusée sur TikTok est arrivée jusqu’à son mari.
Dans cette vidéo, son visage apparaissait sur un montage destiné à faire croire qu’elle recherchait des clients pour des relations tarifées.
Une publication particulièrement préjudiciable à son honneur et à sa réputation.
Une vidéo qui devient virale
Le montage aurait rapidement enregistré plusieurs milliers de vues.
Le contenu étant diffusé sur un réseau social, la victime a rapidement perdu le contrôle de l’utilisation de son image.
Son mari, découvrant la vidéo, lui aurait demandé des explications.
Mme Diaw a alors compris qu’elle était victime d’une mise en scène.
Elle s’est rendue au commissariat de Ndamatou pour déposer plainte.
Le voisin interpellé
Les investigations ont rapidement orienté les enquêteurs vers le voisin de la victime.
Le réparateur de smartphones aurait reconnu les faits au cours de l’enquête, expliquant avoir agi par vengeance.
Il aurait reproché à la victime d’avoir auparavant publié une vidéo le concernant sur TikTok.
Mais cette justification n’a pas convaincu la justice.
Devant le tribunal, le prévenu a d’abord tenté de nier être l’auteur du montage avant de revenir sur ses déclarations et de reprendre son argument de vengeance.
Un mois de prison ferme
Le parquet avait requis trois mois de prison ferme.
La partie civile réclamait 350 000 FCFA de dommages et intérêts, en raison notamment des conséquences de la publication sur la vie familiale et la réputation de la victime.
Après délibération, le tribunal a reconnu M. Diabaye coupable.
Il a été condamné à un mois de prison ferme, ainsi qu’au paiement de 350 000 FCFA de dommages et intérêts.
Une décision qui rappelle que l’utilisation malveillante de l’image d’une personne et sa diffusion sur les réseaux sociaux peuvent avoir de lourdes conséquences judiciaires.
