Le centre hospitalier El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès a servi de cadre, samedi, au lancement de l’opération de nettoyage des structures de santé de référence, baptisée « Aar sunu beureubu fadioukay yi ». La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy.
À cette occasion, le ministre a rappelé que les établissements sanitaires accueillent quotidiennement de nombreux patients, accompagnants et professionnels de santé, tout en étant exposés à la présence de déchets biomédicaux et de différents agents susceptibles de présenter des risques sanitaires.
Ibrahima Sy a notamment relevé les conséquences d’une application insuffisante des règles d’hygiène et de prévention des infections. Il a cité, entre autres, l’obstruction des caniveaux, les insuffisances en matière de désinfection ainsi que la prolifération de certains vecteurs nuisibles. Une situation qui, selon lui, peut être davantage favorisée par la période hivernale.
C’est dans ce contexte que l’initiative « Aar sunu beureubu fadioukay yi » a été mise en place. Pour le ministre, son lancement à l’hôpital régional de Thiès constitue une nouvelle approche fondée sur la coordination de plusieurs acteurs.
Le dispositif associe notamment le Service national d’hygiène, chargé à travers ses brigades et sous-brigades de la désinfection, de la désinsectisation, de la dératisation et de la sensibilisation, ainsi que la SONAGED, qui intervient dans les opérations de salubrité, de balayage, de désherbage et de curage des caniveaux. Les partenaires sociaux participent également à la mobilisation du personnel de santé.
L’objectif affiché est d’assurer aux patients, à leurs accompagnants et aux agents de santé un environnement de soins propre, sain et sécurisé.
Le ministre a présenté six résultats attendus de cette opération : l’assainissement des locaux, la réduction des vecteurs nuisibles, la sensibilisation d’au moins 80 % des accompagnants, le nettoyage des alentours des établissements sanitaires, la mobilisation durable des brigades et la capitalisation de cette expérience en vue d’un éventuel déploiement à l’échelle nationale.
« L’hôpital doit être un lieu de guérison et non un lieu de risque », a insisté Ibrahima Sy.
De son côté, la directrice du centre hospitalier régional, Mariama Cissokho, a souligné l’importance de maintenir un haut niveau de propreté dans les établissements de santé. Elle estime qu’un manque d’hygiène peut exposer les patients à des problèmes sanitaires supplémentaires.
Elle s’est également réjouie du choix porté sur l’hôpital régional de Thiès pour lancer cette initiative, y voyant une marque d’attention des autorités à l’égard de l’établissement. Mariama Cissokho a enfin assuré que l’hôpital entend poursuivre cette démarche au-delà de la cérémonie de lancement afin d’en faire une action durable.
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