Selon les éléments de l’enquête, S. Siby serait tombée enceinte de son petit ami, présenté comme un homme marié et père de famille. Alors qu’elle était enceinte d’environ quatre mois, elle aurait décidé de mettre fin à sa grossesse sans assistance médicale. Le 7 août dernier, elle aurait pris des médicaments destinés à provoquer l’avortement, avant de ressentir de violentes douleurs abdominales et de subir d’importants saignements.
Face à son état, la jeune fille a été conduite à l’hôpital. Elle aurait toutefois présenté ses problèmes de santé comme une simple anémie. Son état s’étant aggravé, les médecins ont voulu procéder à des examens complémentaires, notamment une échographie, mais la jeune femme aurait refusé avant de quitter l’établissement.
Cette fuite a alerté la direction de l’hôpital, qui a saisi la police. Les enquêteurs du commissariat central de Thiès ont alors interpellé S. Siby ainsi que sa mère. La mère a finalement été libérée, tandis que l’enquête s’est poursuivie avec l’arrestation du petit ami présumé et d’une tante maternelle, soupçonnée d’avoir tenté de dissimuler l’affaire.
S. Siby, son compagnon présumé et sa tante ont été placés en garde à vue avant d’être libérés sur convocation. Ils doivent se présenter à nouveau devant les enquêteurs pour la suite de la procédure. Il s’agit donc d’une affaire encore en cours, dans laquelle les responsabilités de chacun doivent être établies par la justice.
