Parmi les personnes retrouvées dans l’embarcation figurent 18 Sénégalais, dont deux femmes et un enfant. Les autres passagers sont de différentes nationalités ouest-africaines : 144 Guinéens, 21 Gambiens, 11 Ivoiriens et cinq Maliens.
Une pirogue partie de Gambie
Selon les informations communiquées par les autorités marocaines, l’embarcation avait quitté la Gambie avec pour objectif de rejoindre les îles Canaries, en Espagne. Cette route maritime, particulièrement dangereuse, est régulièrement empruntée par des candidats à l’émigration irrégulière en provenance de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
La pirogue a été repérée puis arraisonnée par des unités de la Marine royale marocaine alors qu’elle naviguait au large de Dakhla. Les 201 occupants ont été pris en charge par les militaires marocains.
Après leur interception, les migrants ont reçu les premiers soins nécessaires avant d’être transférés à la Gendarmerie royale marocaine, qui doit procéder aux formalités administratives et aux vérifications habituelles.
Le consulat du Sénégal mobilisé
Face à la présence de ressortissants sénégalais parmi les passagers, le consulat du Sénégal à Dakhla a dépêché une mission à Bir-Guindouz.
L’objectif est notamment de procéder à l’identification des 18 Sénégalais, d'évaluer leur situation et de leur apporter l'assistance consulaire nécessaire.
La présence de deux femmes et d’un enfant parmi les ressortissants sénégalais attire également l’attention sur la diversité des profils empruntant cette route migratoire.
Une route migratoire toujours active
Cette nouvelle interception intervient alors que les opérations contre les traversées clandestines se multiplient sur la façade atlantique.
Quelques jours auparavant, une autre pirogue partie de Gambie avait également été interceptée avec 193 candidats à l’émigration, dont 75 Sénégalais, selon une source diplomatique.
Ces opérations témoignent de la persistance des départs clandestins malgré le renforcement de la surveillance maritime. Les routes reliant les côtes ouest-africaines aux îles Canaries restent particulièrement dangereuses, avec des risques importants de naufrage, de disparition et de décès en mer.
Les organisateurs toujours recherchés
À ce stade, les autorités marocaines n’ont pas communiqué de détails sur les éventuelles arrestations liées à l’organisation de cette traversée. Les investigations devraient permettre de déterminer les conditions du départ de la pirogue et l’identité des personnes impliquées dans son organisation.
Le sort réservé aux 201 migrants interceptés n’a pas non plus été précisé. Les autorités marocaines doivent poursuivre les procédures administratives, tandis que la représentation diplomatique sénégalaise suit particulièrement la situation des 18 ressortissants sénégalais.
Cette nouvelle interception rappelle ainsi l’ampleur persistante du phénomène de l’émigration irrégulière dans la sous-région et les risques considérables encourus par les candidats qui tentent de rejoindre l’Europe par voie maritime.
