Dans un discours mêlant vérité économique et mise en accusation politique, le chef du gouvernement a expliqué aux populations que l’audit du stock de la dette n’était ni un choix de convenance ni une posture politicienne, mais une exigence impérative dès son accession au pouvoir.
« Quand ils quittaient le pouvoir, ils ont affirmé que la dette était à 74 % du PIB. Mais après audit, nous avons découvert qu’elle atteignait 119 % du PIB », a-t-il révélé, insistant sur le fait que l’endettement du pays dépasse désormais la richesse nationale produite.
Selon lui, cette démarche vise avant tout à rétablir la vérité devant les Sénégalais et à poser les fondements d’une gouvernance axée sur la transparence et la responsabilité. « Si nous avons fait cet état des lieux, c’est pour que tout le monde sache dans quelles conditions nous avons hérité du pays », a-t-il insisté. Il a ajouté que cette communication, bien qu’exposée aux critiques, était nécessaire pour contrer ceux qui auraient sinon cherché à le présenter comme incapable de diriger le pays.
Au-delà des chiffres, Ousmane Sonko a dénoncé la persistance d’un système ancien profondément enraciné au sein de l’État, qu’il estime toujours actif dans l’administration, la justice et tous les rouages institutionnels, de la Primature à la Présidence.
« Le système est toujours là. Il n’a pas encore abdiqué », a-t-il affirmé, présentant l’action gouvernementale comme un combat quotidien contre de fortes résistances internes. Il a réaffirmé la détermination de l’exécutif à mener à terme les réformes annoncées, soulignant que la rupture promise aux Sénégalais ne se décrète pas, mais se conquiert institution par institution.

