Le Tribunal de grande instance de Mbour a récemment statué sur une affaire singulière portant sur la disparition de plusieurs véhicules et équipements agricoles appartenant à un retraité domicilié à Thiès. Selon les informations rapportées par L’Observateur, un commerçant âgé de 53 ans a été reconnu responsable des faits.
Les événements se sont produits au mois de novembre dernier dans le quartier Darou Salam 2, à Nguékhokh. Profitant de l’absence du propriétaire des lieux, le mis en cause se serait introduit dans un garage situé au sein d’une concession familiale, qu’il aurait entièrement vidé en pleine journée.
D’après le récit du journal, le garage contenait plusieurs biens, notamment une voiture de marque BMW, un véhicule tout-terrain, quatre tracteurs ainsi que trois remorques. Ces équipements ont été présentés comme de simples objets hors d’usage destinés à être évacués.
Toujours selon L’Observateur, le commerçant a ensuite pris contact avec un ferrailleur opérant dans la zone de Sindia, à qui il a proposé l’ensemble du lot, affirmant en être le propriétaire. La transaction a été conclue pour un montant de 1 350 000 francs CFA, payé en espèces. Des frais supplémentaires de 550 000 francs CFA ont été engagés pour la location d’un camion et d’une grue afin d’acheminer les équipements vers Thiès, où ils devaient être recyclés.
La situation n’a été découverte que le 5 janvier, lorsqu’un proche du propriétaire s’est rendu sur les lieux et a constaté que le garage était resté ouvert et totalement vidé. Les forces de l’ordre ont alors été saisies et ont procédé à l’interpellation des deux personnes impliquées, avant leur présentation devant la justice.
À la barre, les versions ont divergé. Le ferrailleur a déclaré ignorer toute irrégularité et a indiqué avoir exigé un document de cession, qui s’est révélé par la suite non conforme. Estimant que sa responsabilité n’était pas suffisamment établie, le tribunal a prononcé sa relaxe.
Le commerçant a, pour sa part, soutenu avoir agi comme intermédiaire pour le compte d’une tierce personne basée à Dakar, en échange d’une commission. Cette version n’a toutefois pas convaincu la juridiction, la personne citée n’ayant jamais été retrouvée ni entendue au cours de l’enquête.
Au terme des débats, le tribunal a retenu la culpabilité du commerçant. Le propriétaire des biens a pu récupérer l’intégralité de ses équipements et n’a formulé aucune demande de réparation financière. Le prévenu a été condamné à trois mois de prison avec sursis, évitant une peine ferme, mais repartant avec une mention judiciaire, conclut L’Observateur.

