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Mbour : un commerçant attend le verdict après trois ans de détention


Rédigé le Mardi 11 Août 2026 à 10:22 | Lu 45 fois Rédigé par


À Mbour, un commerçant poursuivi dans une affaire impliquant une mineure attend le délibéré du tribunal, fixé au 25 septembre 2026.



 

Trois ans après son placement en détention, le verdict attendu

Trois ans après son placement en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour, un commerçant domicilié au quartier Tefess attend désormais la décision de la justice. Il est poursuivi dans une affaire concernant une jeune fille qui avait 16 ans au moment des faits.
Selon les éléments rapportés par la presse, le prévenu fait face à plusieurs chefs d’accusation, notamment la diffusion illicite et déloyale de données à caractère personnel, le vol avec usage de violence, la corruption ainsi que le détournement de mineure.
L’affaire serait née d’une relation sentimentale entre le commerçant et l’adolescente. Lorsque cette dernière aurait décidé d’y mettre fin, le prévenu aurait mal réagi et aurait commencé à lui adresser des menaces.
Il lui est également reproché d’avoir partagé des images intimes de la jeune fille avec certaines de ses connaissances. Ces contenus auraient par la suite circulé dans des groupes WhatsApp.
Face à cette situation, les parents de l’adolescente avaient saisi la justice. Le dossier comporte également des accusations de violences. Le commerçant aurait notamment brutalisé la jeune fille et lui aurait pris un téléphone portable, affirmant en être l’acheteur.
Après son arrestation, le prévenu avait été placé sous mandat de dépôt. Il avait ensuite bénéficié, après plusieurs mois de détention, d’un placement sous bracelet électronique, tandis que la procédure judiciaire se poursuivait.
Devant le Tribunal correctionnel de Mbour, le commerçant a reconnu une grande partie des faits qui lui étaient reprochés. Il a toutefois déclaré ne pas savoir que la jeune fille était mineure et a contesté être responsable de la diffusion des images.
Cette défense n’a pas convaincu le ministère public. Plusieurs témoignages de personnes qui auraient reçu les contenus intimes ont notamment été évoqués au cours de la procédure. La circulation de ces images dans différents groupes WhatsApp a également été mentionnée.
Le prévenu a par ailleurs indiqué qu’il versait de l’argent depuis 2019 à la jeune fille et à sa mère, affirmant que celles-ci auraient été au courant de leur relation.
À l’issue des débats, le procureur de la République a estimé que les éléments du dossier établissaient la responsabilité du prévenu. Le ministère public a ainsi requis une peine de deux ans d’emprisonnement ferme.
Le tribunal n’a toutefois pas rendu sa décision immédiatement. Le délibéré est fixé au 25 septembre 2026.



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