Keur Massamba Guèye : Babacar Diop porte la revendication du rattachement à la Ville de Thiès
Le maire de la Ville de Thiès, Babacar Diop, s’est rendu à Keur Massamba Guèye, à la rencontre des populations de cette localité située dans la périphérie immédiate de Thiès. Une visite de terrain qui intervient après plusieurs interpellations des habitants, décidés à faire entendre leurs préoccupations liées à leur cadre de vie, à l’accès aux services sociaux de base et à leur situation administrative.
Sur place, Babacar Diop a tenu à écouter les populations, à constater de visu leurs difficultés et à recueillir leurs aspirations. Pour lui, Keur Massamba Guèye, bien que rattaché administrativement à la commune de Fandène, vit en réalité au rythme de la Ville de Thiès.
« Il est temps que Keur Massamba Guèye soit rattaché à la Ville de Thiès », a déclaré Babacar Diop.
Selon le maire, cette revendication dépasse le seul cas de Keur Massamba Guèye. D’autres quartiers périphériques de Thiès vivent la même situation, alors qu’ils sont habités en grande partie par des populations venues de Hersent, Cité Lamy, Médina Fall, Sampathé, Cité Senghor et d’autres quartiers de la commune.
Une revendication administrative et sociale
Babacar Diop a toutefois tenu à préciser que cette question ne saurait être réduite à une polémique politique. Il a rappelé que le maire de Fandène est son « frère » et que le débat doit être posé sur le terrain de l’intérêt général, de la cohérence territoriale et du bien-être des populations.
À Keur Massamba Guèye, les habitants font face à plusieurs difficultés : assainissement, sécurité, santé, voirie, éclairage public et accès aux documents administratifs. Pour les populations, l’incohérence géographique est devenue difficile à supporter.
« Nous ne pouvons pas être rattachés à Fandène alors que, pour aller à Fandène, il faut traverser toute la ville de Thiès. C’est une aberration », a expliqué un représentant des habitants.
Les populations estiment qu’il est illogique de devoir parcourir plusieurs kilomètres pour obtenir un extrait de naissance ou accomplir des démarches administratives, alors qu’elles vivent aux portes de Thiès et fréquentent quotidiennement le centre-ville pour leurs activités économiques, sociales et familiales.
La route, urgence absolue
Parmi les nombreux problèmes évoqués, l’état de la route apparaît comme l’une des principales urgences. Les habitants ont conduit le maire sur l’axe menant vers le quartier, une route décrite comme impraticable, même en saison sèche, et encore plus difficile en période d’hivernage.
« Durant la saison des pluies, les populations souffrent énormément pour rejoindre Thiès. Nos femmes peinent à aller au marché. C’est un véritable problème », a témoigné un habitant.
Face à cette situation, Babacar Diop a annoncé avoir décidé de confier le dossier à son équipe technique compétente, afin qu’une solution rapide soit étudiée pour améliorer la praticabilité de cette route jugée essentielle pour la mobilité des populations.
Sécurité, éclairage public et santé au cœur des préoccupations
Les habitants ont également alerté sur le déficit d’éclairage public et les problèmes de sécurité. Selon eux, l’absence d’infrastructures adaptées les a conduits à financer eux-mêmes une agence de sécurité, à hauteur de plusieurs millions de francs CFA par mois, pour protéger leurs familles et leurs biens.
La question sanitaire a aussi été abordée. Les populations ont présenté au maire le site devant abriter un futur centre de santé. Babacar Diop leur a demandé de lui transmettre les correspondances et documents relatifs au projet, promettant de faire ce qui est en son pouvoir pour accompagner cette initiative.
« Notre maire ne l’a jamais fait »
Pour les habitants, la visite de Babacar Diop a une portée symbolique forte. Ils disent avoir apprécié sa démarche de terrain, son écoute et sa volonté de comprendre directement les problèmes vécus par les familles.
« Il n’est pas notre maire à titre administratif, mais ce qu’il a fait aujourd’hui, notre maire ne l’a jamais fait. Nous ne l’avons jamais vu venir ici constater ce qui se passe dans ce quartier », a déclaré un représentant de la population.
Les habitants de Keur Massamba Guèye disent désormais placer beaucoup d’espoir dans l’engagement du maire de la Ville de Thiès. Ils souhaitent que leur revendication soit portée auprès des autorités compétentes afin de corriger ce qu’ils considèrent comme une incohérence administrative durable.
Une revendication appelée à s’élargir
Au-delà de Keur Massamba Guèye, cette visite relance le débat sur l’organisation territoriale de la périphérie de Thiès. Pour Babacar Diop, la réflexion doit englober l’ensemble des zones périphériques dont les populations vivent, travaillent, étudient et se soignent à Thiès, tout en dépendant administrativement d’autres collectivités.
Désormais, le maire de la Ville de Thiès affirme vouloir porter cette revendication des populations. Un combat qui, selon lui, doit être mené dans la responsabilité, le dialogue institutionnel et le respect des collectivités concernées, mais avec une priorité claire : permettre aux habitants de vivre mieux.
Contact Thiesinfo : 77 531 25 79
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