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Kédougou : forte progression des superficies et de la production cotonnières pour la campagne 2025-2026


Rédigé le Mercredi 21 Janvier 2026 à 03:56 | Lu 42 fois Rédigé par


La région de Kédougou enregistre une hausse notable des superficies et de la production de coton pour la campagne 2025-2026, selon la SODEFITEX.


 

Les superficies dédiées à la culture du coton dans la région de Kédougou atteignent 4 100 hectares pour la campagne 2025-2026, contre 2 352 hectares lors de la campagne précédente. Cette évolution représente une augmentation de 74,32 %, selon les informations communiquées par le chef du service régional de la Société de développement et des fibres textiles (SODEFITEX), Wally Léon Faye.

D’après ce responsable, la production attendue connaît également une progression marquée. Elle passe de 3 098 tonnes à 5 785 tonnes pour la campagne en cours, soit une hausse estimée à 86,73 %.

Les rendements moyens sont eux aussi en amélioration, évoluant de 1 317 kg par hectare à 1 411 kg par hectare, ce qui correspond à une augmentation de 7,13 %. Selon Wally Léon Faye, il s’agit du meilleur rendement enregistré sur l’ensemble de la zone cotonnière du Sénégal.

À la date du 17 janvier 2026, la quantité de coton déjà collectée s’élève à 2 327 tonnes. Cette production se répartit entre 2 276 tonnes de premier choix, 49 tonnes de deuxième choix et 2,68 tonnes de troisième choix, a-t-il précisé.

Le chef du service régional de la SODEFITEX a souligné que ces résultats traduisent une nette amélioration par rapport à la campagne précédente. L’an dernier, la production s’était limitée à 3 098 tonnes. Pour l’exercice en cours, les prévisions tablent sur 5 784 tonnes, avec la possibilité d’atteindre 6 000 tonnes si la dynamique actuelle se poursuit.

Selon lui, ces performances reflètent une forte proportion de coton de bonne qualité, un élément favorable à la commercialisation et à la valorisation de la filière cotonnière dans la région de Kédougou.

Toutefois, la campagne fait face à certaines contraintes. La récolte, effectuée majoritairement de manière manuelle, est freinée par un déficit de main-d’œuvre, ce qui ralentit parfois le déroulement des opérations dans les champs.

Face à cette situation, Wally Léon Faye a invité la jeunesse ainsi que les groupements de promotion féminine à s’engager davantage dans les activités de récolte. Selon lui, une mobilisation accrue permettrait de sécuriser les objectifs de production et de soutenir l’économie locale.




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