Gamou annuel de Ndiané : Moussa Tine plaide pour un habitat digne et appelle à des prières pour un Sénégal juste et prospère
Ndiané (Thiès) – Parrain de l’édition 2026 du Gamou annuel de Ndiané, Moussa Tine, Directeur général de la Réglementation des Constructions et de l’Habitat (DGRCH), a profité de cette cérémonie religieuse pour réaffirmer son attachement à sa localité natale tout en revenant sur les grandes orientations de la politique nationale de l’habitat. Entre engagement spirituel, développement territorial et ambitions économiques, il a également lancé un appel aux fidèles pour des prières en faveur d’un Sénégal plus juste, plus prospère et davantage tourné vers le progrès.
Un fils de Ndiané honoré par sa communauté
Visiblement ému de prendre part à cette édition du Gamou en qualité de parrain, Moussa Tine a salué l’initiative du Dahira Mouridina Wal Mouridati Bichiri Ahmadou Bamba Touba Ndiané, organisateur de cette importante manifestation religieuse.
« Je suis un digne fils de cette terre. Chaque fois que l’occasion se présente, je viens témoigner de mon attachement à Ndiané. Cette année revêt un caractère particulier puisque j’ai l’honneur d’être le parrain de cette cérémonie. C’est un honneur que je partage avec toute ma famille », a-t-il déclaré devant les fidèles et les autorités présentes.
Le directeur général a félicité les responsables du dahira pour leur engagement constant dans la préservation des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba et dans le renforcement de la cohésion sociale au sein de la communauté.
La DGRCH, un pilier de la politique nationale de l’habitat
Profitant de cette tribune, Moussa Tine a présenté les missions de la Direction générale de la Réglementation des Constructions et de l’Habitat, une structure placée sous la tutelle du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires.
Selon lui, la DGRCH s’appuie sur plusieurs directions nationales chargées notamment de la réglementation des constructions, de la promotion de l’habitat social, du suivi des politiques de logement ainsi que de l’inspection générale du bâtiment.
Cette dernière veille particulièrement à la conformité des constructions et à l’identification des bâtiments menaçant ruine afin de garantir la sécurité des populations.
« L’habitat est une question de dignité »
Pour Moussa Tine, la question du logement dépasse largement le simple cadre de la construction.
« L’habitat touche à la dignité humaine, à la sécurité des familles, à la santé publique et au pouvoir d’achat des ménages », a-t-il souligné.
Il estime que permettre aux Sénégalais d’accéder à un logement décent constitue une réponse concrète aux difficultés liées au coût élevé des loyers, qui absorbent aujourd’hui une part importante des revenus des ménages.
« Aider une famille à disposer de son propre logement, c’est renforcer son pouvoir d’achat et améliorer durablement ses conditions de vie », a-t-il expliqué.
Vers une nouvelle politique : le Programme National de Renouveau Urbain et d’Habitat Souverain
Revenant sur le programme des 100 000 logements lancé sous l’ancien régime, Moussa Tine a indiqué qu’une évaluation approfondie avait été réalisée par les nouvelles autorités.
Cette analyse a conduit à l’élaboration d’une nouvelle stratégie baptisée Programme National de Renouveau Urbain et d’Habitat Souverain (PENRUS).
Selon lui, cette nouvelle approche ne se limite plus à la simple construction de logements. Elle intègre la planification urbaine, l’aménagement du territoire, la viabilisation des sites, la préservation des espaces paysagers et le développement économique.
« L’habitat doit être pensé dans un cadre global de développement urbain. Il faut construire des villes organisées, attractives et capables d’accueillir durablement les populations », a-t-il expliqué.
500 000 logements manquants : un défi national
Moussa Tine a rappelé que le Sénégal fait actuellement face à un déficit estimé à près de 500 000 logements, auquel s’ajoutent chaque année entre 15 000 et 20 000 nouvelles demandes.
Face à cette situation, il estime nécessaire de mobiliser davantage de compétences, de ressources et d’innovations afin d’accélérer la production de logements accessibles aux populations.
« Le défi est immense. Il faut agir avec méthode, rigueur et ambition pour répondre durablement aux besoins des Sénégalais », a-t-il affirmé.
Les jeunes au cœur du dispositif
Le Directeur général de la DGRCH a également insisté sur la place centrale de la jeunesse dans cette nouvelle politique de l’habitat.
Selon lui, le développement du secteur de la construction représente une formidable opportunité de création d’emplois et de valorisation des compétences locales.
« L’habitat mobilise plus de quarante corps de métiers. Les jeunes doivent être les premiers bénéficiaires de cette dynamique économique à travers la formation, l’emploi et l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré.
Il a également plaidé pour une plus grande utilisation des matériaux locaux et du savoir-faire national afin de renforcer la souveraineté économique du pays.
Un appel à la prière pour la paix et la prospérité du Sénégal
Au-delà des questions de développement, Moussa Tine a invité les fidèles à prier pour la stabilité du pays et la réussite des politiques publiques.
« Prions tous pour un Sénégal juste et prospère. C’est dans la justice que chacun peut trouver sa place et dans la prospérité que les besoins des populations peuvent être satisfaits », a-t-il lancé.
Il s’est dit convaincu que le secteur de la construction et de l’habitat peut contribuer significativement au développement économique national et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
« Le Sénégal est au rendez-vous de son histoire. Notre génération a un rôle déterminant à jouer. Nous travaillons chaque jour pour produire des résultats concrets au bénéfice des populations », a conclu Moussa Tine sous les applaudissements des participants.
Vidéo : Déclaration intégrale de Moussa Tine
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Par Oumar Seye (Seyelatyr) | Thiesinfo
