Selon les informations rapportées par la presse, le candidat participait à un concours de l’École nationale supérieure d’enseignement technique et professionnel.
La présence du téléphone pendant l’épreuve a immédiatement attiré l’attention du surveillant.
Le candidat a été conduit au commissariat de Point E afin de s’expliquer sur les circonstances dans lesquelles il utilisait l’application.
Face aux enquêteurs, il aurait soutenu avoir déjà terminé son épreuve et simplement voulu vérifier certaines de ses réponses.
Une version qui devra être confrontée aux éléments de l’enquête.
La question centrale consiste désormais à déterminer si l’outil d’intelligence artificielle a été utilisé pour obtenir des réponses pendant l’épreuve ou seulement après la fin de la composition.
Cette affaire intervient alors que les établissements scolaires et universitaires sont confrontés à un nouveau défi : comment encadrer l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle capables de fournir instantanément des réponses ?
Le développement de ChatGPT et d’autres systèmes similaires oblige les organisateurs d’examens à revoir certaines méthodes de surveillance.
Dans le cas présent, la justice devra examiner les éléments disponibles et déterminer les suites à donner à la procédure.
Au-delà de ce dossier individuel, l’affaire pose une question de fond : comment garantir l’équité des examens à l’ère de l’intelligence artificielle ?
