Lors de son intervention, le ministre a pointé les déséquilibres persistants sur le marché du travail : faible taux d’emplois formels, prédominance de l’informel, entrée tardive des jeunes sur le marché de l’emploi et inadéquation entre l’offre de formation et les besoins réels de l’économie.
« Il est essentiel de repenser notre politique nationale de l’emploi pour la rendre plus cohérente, inclusive et surtout ancrée dans les territoires », a-t-il déclaré. Selon lui, l’emploi ne peut se décréter depuis le niveau central : il se construit au plus près des bassins économiques, des filières locales, des entreprises et des communautés.
Le CRD de Thiès vise donc à recueillir analyses, propositions et attentes des acteurs locaux, afin d’élaborer une politique nationale fondée sur la réalité des territoires.
Le ministre a rappelé l’importance stratégique de la région de Thiès dans l’économie nationale. Grâce à sa position géographique, à la diversité de ses activités et au dynamisme de sa population, la région dispose de forts atouts pour créer des emplois durables. L’agriculture et l’agro-industrie, l’artisanat, le commerce, le tourisme, les industries extractives, le BTP et les services constituent autant de leviers, à condition que politiques publiques, investissements privés et dispositifs de formation soient mieux coordonnés et adaptés aux besoins locaux.
Ce comité permettra de :
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Identifier les priorités régionales en matière d’emploi ;
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Proposer des mesures concrètes et opérationnelles pour la future Politique nationale de l’Emploi ;
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Renforcer la gouvernance territoriale de l’emploi, basée sur la concertation et la responsabilité partagée ;
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Consolider les synergies entre l’État, les collectivités locales, le secteur privé et les partenaires sociaux.
Le ministre a assuré que les conclusions de ce CRD seront intégrées au processus national, afin que la future politique reflète fidèlement les réalités et les aspirations des territoires.
