Dans ce cadre, quatre médecins spécialistes, parmi lesquels un cardiologue et un urologue, ont établi des rapports médicaux concluant à une incompatibilité entre l’état de santé du prévenu et les conditions carcérales actuelles. Les praticiens pointent notamment l’absence d’infrastructures médicales adaptées pour assurer un suivi optimal.
S’appuyant sur ces expertises, les avocats de Farba Ngom invoquent l’article 140 du Code de procédure pénale, lequel oblige le juge à lever le mandat de dépôt lorsque la santé du détenu est gravement menacée.
Jusqu’à présent, le magistrat instructeur avait ordonné le placement de l’intéressé au pavillon spécial, tandis que la Chambre d’accusation avait décidé de son transfert vers un établissement hospitalier, sans toutefois lever la détention provisoire. Une décision jugée insuffisante par la défense, qui a donc porté l’affaire devant la Cour suprême.
Les conseils du député-maire soutiennent par ailleurs que leur client, déjà entendu sur le fond du dossier, ne présente plus de risque procédural et devrait pouvoir bénéficier de soins appropriés en liberté, dans le respect de ses droits fondamentaux.
La décision attendue le 12 janvier est donc très suivie, tant pour ses implications judiciaires que pour le signal qu’elle pourrait envoyer en matière de prise en charge médicale des détenus au Sénégal.

