Le contexte économique explique en partie la naissance de cette campagne. À Dakar, certains produits de consommation courante ont connu d’importantes hausses. Au marché Castors, le prix du chou, par exemple, aurait fortement augmenté, tandis que d’autres légumes et la viande connaissent également des niveaux de prix jugés élevés par les consommateurs.
Les initiateurs de la campagne veulent notamment documenter les prix, recueillir les témoignages des consommateurs et interpeller les autorités sur la nécessité d’une meilleure régulation de certains produits.
Mais la première mobilisation concrète, baptisée « La Marche des paniers vides », aurait enregistré une participation jugée relativement faible par certains observateurs. Cette situation pose une question centrale : le mouvement parviendra-t-il à transformer la mobilisation numérique en une présence importante sur le terrain ?
À cette difficulté s’ajoutent les soupçons de récupération politique. La présence de certaines figures identifiées politiquement, notamment le député Guy Marius Sagna, a alimenté les interrogations d’une partie de l’opinion. Les initiateurs rejettent toutefois l’idée d’une instrumentalisation politique et affirment que la démarche reste citoyenne et spontanée.
Pour tenter de donner une dimension plus concrète au mouvement, les organisateurs annoncent également une plateforme destinée à recueillir les signalements concernant les prix et à les transmettre aux autorités compétentes.
La prochaine étape sera donc déterminante. Le collectif devra convaincre au-delà des réseaux sociaux, maintenir la mobilisation et surtout démontrer que son action peut produire des résultats concrets sur le terrain.

