L’accident s’est produit aux environs de 22 heures, à hauteur du village de Parasel, sur l’axe routier reliant Kaolack à l’intérieur du pays. Il s’agit d’une violente collision entre un minibus de transport communément appelé “Cheikhou Chérif” et un tricycle de type “Tiak Tiak”.
Sur le coup, quatre personnes avaient perdu la vie, tandis que six autres avaient été grièvement blessées. Les blessés avaient été évacués vers les structures sanitaires les plus proches pour recevoir les premiers soins. Malgré les efforts du personnel médical, l’un d’eux n’a pas survécu à ses blessures.
Face à ce nouveau drame, la colère des populations locales ne s’est pas fait attendre. Des habitants de Parasel et des villages environnants sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol. Ils ont barré la route nationale et brûlé des pneus, paralysant momentanément la circulation.
Les manifestants réclament principalement l’installation urgente de ralentisseurs et d’autres mesures de sécurité routière sur cet axe qu’ils jugent extrêmement dangereux. Selon eux, les accidents mortels y sont fréquents, en raison de la vitesse excessive et de l’intensité du trafic, notamment la nuit.
Une enquête a été ouverte par les forces de sécurité afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. En attendant, ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité routière dans la région de Kaolack, régulièrement endeuillée par des accidents de la circulation.

