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Ziguinchor : quatre personnes déférées dans une affaire présumée d’escroquerie et de fraude documentaire


Rédigé le Samedi 20 Juin 2026 à 09:27 | Lu 54 fois Rédigé par


Quatre personnes ont été présentées au parquet de Ziguinchor dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’escroquerie, de fraude documentaire et d’obtention irrégulière de documents administratifs.


Une enquête menée par l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Ziguinchor a abouti au défèrement de quatre personnes soupçonnées d’être impliquées dans une affaire présumée d’escroquerie, de fraude documentaire et d’obtention irrégulière de documents administratifs sénégalais.
L’enquête a été ouverte à la suite d’une plainte déposée par la gérante d’un multiservices situé au quai de pêche de Ziguinchor. Celle-ci affirme avoir été victime d’un stratagème au cours duquel d’importantes sommes d’argent lui auraient été réclamées sous prétexte de projets d’investissement et d’opérations financières présentées comme particulièrement rentables.
Les investigations ont conduit à l’identification de deux principaux suspects, désignés par les initiales M.A. et O.B. Selon les enquêteurs, ils auraient gagné la confiance de la plaignante avant de lui demander, à plusieurs reprises, des versements destinés à couvrir de prétendus frais administratifs, des procédures de déblocage de fonds et divers investissements.
D’après les conclusions de l’enquête, la victime aurait remis au total 43 349 500 francs CFA. Les enquêteurs indiquent que les bénéfices promis ne se sont jamais concrétisés.
Les investigations ont également mis en évidence un présumé système de fraude documentaire. L’un des mis en cause, présenté comme un ressortissant ghanéen, aurait obtenu une identité sénégalaise sous une autre appellation grâce à un acte de naissance établi dans des conditions considérées comme irrégulières.
Les recherches ont conduit les enquêteurs à la mairie de Bignona, où un agent de l’état civil identifié par les initiales F.C. a été entendu. Selon les éléments recueillis, il aurait reconnu avoir inséré l’acte contesté dans un registre de naissance datant de 1980. L’examen du document aurait révélé plusieurs anomalies matérielles laissant supposer une insertion postérieure.
Toujours selon les enquêteurs, cet acte de naissance aurait ensuite permis l’obtention de plusieurs documents administratifs sénégalais, notamment une carte nationale d’identité, un passeport, un permis de conduire ainsi que d’autres pièces officielles. L’analyse des données téléphoniques et financières aurait également fait apparaître des échanges et des transactions entre plusieurs protagonistes au moment de l’établissement du document litigieux.
Un quatrième individu, identifié sous les initiales C.O.D., est également concerné par cette procédure. Il lui est reproché d’avoir certifié la résidence du principal suspect à Bignona depuis sa naissance, sans disposer, selon les enquêteurs, des justificatifs nécessaires pour appuyer cette déclaration.
À l’issue de l’enquête, les quatre personnes ont été présentées au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Ziguinchor pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de faux et usage de faux en écritures publiques, de complicité et d’obtention indue de documents administratifs.
L’enquête judiciaire se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire, tandis que les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de justice.



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